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L’énergie : situation et prospectives

9 - L’énergie au niveau mondial

Quelle est la consommation mondiale d’énergie finale ?

En 2009 la consommation mondiale d’énergie s’élevait à 8 353 millions de tonnes d’équivalent pétrole. Le pétrole représente 41,3 % de la consommation et l’électricité 17,3 %

Consommation finale d’énergie par type d’énergie entre 1971 et 2009 (Key World Energy Statistics 2010. International Energy Agency. October 2011. p. 28). Abscisse : année ; Ordonnée : consommation en million de tonnes d’équivalent pétrole (Mtep). Coal/peat : charbon/tourbe ; Oil : pétrole ; Natural gas : gaz naturel ; Biofuels and wastes : biocarburants et ordures ménagères ; Electricity : électricité des centrales thermiques et nucléaires et hydroélectricité ; Other : biomasse, éolien, solaire, géothermique, énergies marines.

Energie19732009Rapport 2009/1973Croissance relative
Charbon6408351,30,7
Pétrole2 2483 4501,50,9
Gaz6541 2701,91,1
Déchets et biocarburants6171 0781,71,0
Electricité4391 4453,31,8
Autres renouvelables752763,72,1
Total (Mtep)4 6748 3531,81,0

Consommation finale d’énergie par type d’énergie en 1973 et 2009 (Key World Energy Statistics 2010. International Energy Agency. October 2011. p. 28). NB 1973 est l’année du premier choc pétrolier. Croissance relative : rapport de la croissance d’une source d’énergie donnée sur la croissance de l’ensemble des énergies (ex : 1,9 / 1,8 pour le gaz).

La consommation mondiale a augmenté de 79 % depuis le premier choc pétrolier. Les phénomènes les plus marquants sont le doublement de la consommation d’électricité et des nouvelles énergies renouvelables et la baisse relative de la consommation de charbon comme énergie finale (-27 % par rapport à la croissance moyenne).
(Key World Energy Statistics 2010. International Energy Agency. October 2011. p. 28)

Quelle est la part des énergies fossiles dans la production mondiale d’énergie ?

En 2010, les énergies fossiles représentaient 87 % de la production mondiale d’énergie. Elles se répartissent entre le pétrole (34 % de la production énergétique mondiale), le charbon (30 %) et le gaz naturel (24 %).

Les déchets et les biocarburants fournissent ensembles 11 % de l’énergie.

L’hydroélectricité, le nucléaire et les nouvelles énergies renouvelables viennent loin derrière (respectivement 6 %, 5 % et 1 %).

Production d’énergie primaire par type d’énergie entre 1971 et 2009 (Key World Energy Statistics 2010. International Energy Agency. October 2011. p. 6). Abscisse : année ; Ordonnée : consommation en million de tonnes d’équivalent pétrole (Mtep). Coal/peat : charbon/tourbe ; Oil : pétrole ; Natural gas : gaz naturel ; Nuclear : centrales nucléaires ; Hydro : hydorélectricité ; Biofuels and wastes : biocarburants et ordures ménagères ; Other : biomasse, éolien, solaire, géothermique, énergies marines.

Energie primaire19732009Rapport 2009/1973Croissance relative
Charbon1 5033 3052,21,1
Pétrole2 7503 9851,40,7
Gaz9782 5392,61,3
Nucléaire5570512,86,4
Hydraulique1102792,51,3
Déchets et biocarburants6481 2391,91,0
Autres renouvelables67971,40,7
Total (Mtep)6 11112 1502,01,0

Production d’énergie primaire par type d’énergie en 1973 et 2009 (Key World Energy Statistics 2010. International Energy Agency. October 2011. p. 6). NB 1973 est l’année du premier choc pétrolier. Croissance relative : rapport de la croissance d’une source d’énergie donnée sur la croissance de l’ensemble des énergies (ex : 2,6 / 2,0 pour le gaz).

La production mondiale d’énergie primaire a doublé depuis le premier choc pétrolier. Les phénomènes les plus marquants sont l’importance prise par l’électricité nucléaire (la production a été multipliée par six par rapport à la croissance moyenne), l’augmentation de la part du gaz et de l’hydroélectricité et la baisse de la part du pétrole (respectivement +29 %, +27 % et -28 % par rapport à la croissance moyenne).

(BP Statistical Review of World Energy. June 2011. pp. 41-42,

Key World Energy Statistics 2010. International Energy Agency. October 2011. p. 6)

Quelle est la part des différentes énergies primaires dans la production d’électricité ?

Les deux-tiers de l’électricité mondiale sont produits à partir d’énergies fossiles, 19,5 % à partir d’énergies renouvelables (hydroélectricité et autres énergies renouvelables) et 13,4 % avec des centrales nucléaires.

La consommation d’énergie primaire pour produire de l’électricité a triplé depuis le premier choc pétrolier en 1973.

Energie primaire19732009Rapport 2009/1973Croissance relative
Charbon2 3428 1423,51,1
Pétrole1 5101 0230,70,2
Gaz7404 2925,81,8
Nucléaire2022 68713,34,1
Hydraulique1 2843 2492,50,8
Autres renouvelables3766218,05,5
Total (TWh)6 11520 0553,31,0

Production mondiale d’électricité en 1973 et 2009 ([78] p. 24). NB 1973 est l’année du premier choc pétrolier. Croissance relative : rapport de la croissance d’une source d’énergie donnée sur la croissance de l’ensemble des énergies (ex : 5,8 / 3,3 pour le gaz).

La consommation des différentes énergies primaires a beaucoup changé en 36 ans. La consommation de gaz naturel a augmenté deux fois plus vite que la consommation totale, la consommation d’énergie nucléaire quatre fois et celle d’énergies renouvelables hors hydroélectricité 5,5 fois. A contrario, le pétrole est de moins en moins utilisé dans les centrales thermiques.

(Key World Energy Statistics 2010. International Energy Agency. October 2011. p. 24)

Quelle est la part des différentes énergies renouvelables dans la production d’électricité ?

L’énergie hydraulique est la principale source d’électricité d’origine renouvelable (83 % de la production totale). Cependant son taux de croissance est faible car les sites favorables sont déjà équipés dans beaucoup de pays (3,6 % par an en moyenne).

La production d’électricité éolienne est dix fois plus faible. Elle bénéficie en revanche d’un taux de croissance important (27 % par an en moyenne ces dix dernières années).

Energie primaire200020072008200920102010TCAM 00/10
Hydraulique2 696,43 153,43 278,63 328,83 448,282,9 %3,6 %
Eolien31,4171,7219,8274,6344,88,3 %27,1 %
Biomasse133,8220,2220,8247,0263,26,3 %7,0 %
Géothermie52,162,765,567,468,61,6 %2,8 %
Solaire1,37,912,721,233,20,8 %38,1 %
Energies marines0,60,50,50,50,60,0 %-0,9 %

Production mondiale d’électricité d’origine renouvelable ([70] pp. 6-7). TCAM 00/10 : taux de croissance annuel moyen entre 2000 et 2010 ; Biomasse : bois, déchets municipaux, biogaz.

Malgré un fort taux de croissance, la production d’électricité photovoltaïque reste marginale (elle est dix fois plus faible qu’avec l’éolien).

(La production d’électricité d’origine renouvelable dans le monde. Treizième inventaire -Édition 2011. Collection chiffres et statistiques. EurObserv’ER. 2011. pp. 6-7)

Quel est le commerce international du pétrole ?

Le Moyen-Orient assure 30,4 % de la production mondiale de pétrole, l’Afrique 12,5 % et l’Amérique latine 9,5 %. Les principaux importateurs sont l’Union européenne, les Etats-Unis, la Chine et le Japon (respectivement 28 %, 26 %, 10 % et 9 % des importations mondiales).

ProductionMtep%Exportations nettesMtep%Importations nettesMtep%
Russie50212,6Arabie saoudite31316,5Union européenne55427,7
Arabie saoudite47111,9Russie24713,0Etats-Unis51025,5
Etats-Unis3368,5Iran1246,5Chine1999,9
Iran2275,7Nigéria1146,0Japon1798,9
Chine2005,0Emirats arabes unis1005,3Inde1597,9
Canada1594,0Irak945,0Corée1155,7
Venezuela1493,8Angola894,7
Mexique1443,6Norvège874,6
Nigéria1303,3Venezuela854,5
Emirats arabes unis1293,2Koweït683,6
Autres1 52638,4Autres57430,3Autres28614,3
Total mondial3 973Total mondial1 895Total mondial2 002

Pays producteurs, exportateurs et importateurs de pétrole ([78] p. 11, [85] p. 40). Données 2010 pour la production, données 2009 pour les exportations et les importations.

Carte des échanges internationaux de pétrole en millions de tonnes ([] Key World Energy Statistics 2010. International Energy Agency. October 2011. -> http://www.iea.org/textbase/nppdf/free/2011/key_world_energy_stats.pdf] p. 19).

([] BP Statistical Review of World Energy. June 2011. -> www.bp.com/statisticalreview] p. 19,

BP Statistical Review of World Energy - Full slide pack. June 2011.,

Key World Energy Statistics 2010. International Energy Agency. October 2011. p. 11,

Energy, transport and environment indicators. Commission européenne. 30 november 2011. p. 40)

Comment est déterminé le prix de base du pétrole ? L’approvisionnement est-il garanti ?

Le prix de base du pétrole résulte de deux logiques, un prix d’équilibre déterminé par la loi de l’offre et de la demande et une logique financière (ex : anticipation de l’évolution du marché par la constitution de réserves, spéculation).

L’équilibre entre offre et demande est un équilibre mondial qui détermine un prix mondial car le pétrole se transporte sur de longues distances à faible coût. Des différences de prix entre les marchés locaux sont résorbées très rapidement. La loi de l’offre et de la demande fait qu’une diminution de la production de n’importe quel pays pétrolier se traduit par une hausse du prix mondial qui touche tous les consommateurs, qu’ils se fournissent ou non dans ce pays. Lorsque le prix est élevé, la production de pétrole devient rentable dans de nombreux pays qui entrent alors en concurrence. Les pays du Golfe Persique sont les seuls à pouvoir produire du pétrole bon marché.

On peut considérer que l’Arabie saoudite contribue fortement à la sécurité énergétique internationale car elle maintient un excédent de capacité de production qui peut être rendue rapidement disponible en cas de grave perturbation dans un autre pays. Toutefois, c’est la diversification de l’offre géographique qui garantit au quotidien la sécurité de l’approvisionnement. Les pays du Golfe Persique fournissent environ 30 % de la production mondiale et leur part reste stable depuis plus de dix ans.

Dans l’avenir, l’approvisionnement du marché du pétrole passera par une augmentation des capacités de production dans le bassin de la mer Caspienne, en Russie, en Afrique de l’Ouest, en Amérique du Nord et du Sud. Il faudra pour cela, d’une part la création et l’extension de cadres juridiques et institutionnels sécurisant les investissements, et d’autre part la construction de grandes infrastructures de transport (par exemple des pipelines pour exporter le pétrole du bassin de la mer Caspienne).

La sécurité de l’approvisionnement des pays importateurs repose aussi sur les besoins en devise des pays exportateurs.

(Alan LARSON. La géopolitique du pétrole et du gaz naturel. Département d’Etat des Etats-Unis. Mai 2004.,

Pierre NOEL. Les Etats Unis et la sécurité pétrolière mondiale. Institut français des relations internationales. Centre français sur les Etats-Unis. Juillet 2004. pp. 2-5, pp. 9-12,

L’énergie en questions – réponses, dossier pour l’IHEST. In Dossier Energie. IHEST. Décembre 2008. p. 13,

Nicole JESTIN-FLEURY. Y a-t-il une politique européenne de l’énergie ? Les études de l’IHEST. Janvier 2009. p. 16,

Bassam FATTOUH, Lutz KILIAN, Lavan MAHADEVA. The role of speculation in oil markets : What have we learned so far ? The Oxford Institue for Energy Studies. March 2012. pp. 12-15)

Quel est le commerce international du gaz ?

La Russie est le principal exportateur de gaz et l’Union européenne le principal importateur.

Carte des échanges internationaux de gaz en milliards de mètres cube (Key World Energy Statistics 2010. International Energy Agency. October 2011. p. 29).

ProductionMtep%Exportations nettesMtep%Importations nettesMtep%
Russie58714,8Russie1568,2Union européenne29715
Etats-Unis56514,2Norvège934,9Japon915
Canada1483,7Qatar894,7Etats-Unis683
Iran1343,4Canada663,5Corée673
Qatar1122,8Algérie512,7Turquie342
Norvège992,5Indonésie392,0Ukraine342
Chine892,3Pays-Bas311,7
Pays-Bas822,1Malaisie231,2
Indonésie812,0Turkménistan221,2
Arabie saoudite761,9Nigéria221,2
Autres1 05434,8Autres1528,0Autres46123
Total mondial3 027Total mondial745Total mondial756

Pays producteurs, exportateurs et importateurs de gaz (Key World Energy Statistics 2010. International Energy Agency. October 2011. p. 13, Energy, transport and environment indicators. Commission européenne. 30 november 2011. p. 42). Données 2010 sauf pour l’Union européenne (données 2009). LNG : gaz naturel liquéfié.

Le marché du gaz ne suit pas les mêmes règles que le marché du pétrole car il n’est pas mondial. D’une part, les échanges internationaux se font principalement par gazoducs. D’autre part, le transport du gaz coûte de cinq à dix fois plus cher que celui du pétrole. Ces facteurs favorisent la consommation au voisinage des zones de production. A l’échelle du globe, il existe quatre marchés distincts : Amérique du Nord, Europe, Asie-Pacifique, Amérique du Sud. On retrouve cette situation à plus petite échelle : l’Algérie est le principal fournisseur de l’Espagne et de l’Italie alors que la Norvège et la Russie approvisionnent la partie Nord de l’Europe.

La situation devrait évoluer dans les vingt ans à venir car la consommation de gaz augmente rapidement dans de nombreux pays. Le besoin de garantir la sécurité de l’approvisionnement du gaz devrait conduire à une diversification des sources grâce à la croissance du transport maritime. Le marché du gaz suivra alors les mêmes règles que le marché actuel du pétrole.

Le prix du gaz est aussi fonction du prix des sources d’énergies concurrentes localement. Ainsi, en France le prix du gaz est aligné sur le prix du pétrole.

([4] pp. 13-18, [33] pp. 14-15, [61] pp. 24-25, p. 29, [62], [78] p. 13, [85] p. 42, [103] p. 90)

Quel est le commerce international du charbon ?

Le principal exportateur est l’Australie et les principaux importateurs sont le Japon et l’Union européenne.

ProductionMtep%Exportations nettesMtep%Importations nettesMtep%
Chine1 95746Australie18435Japon11620
Etats-Unis60314Indonésie10019Union européenne11019
Inde3468Russie5510Chine9717
Australie2466Colombie428Corée7413
Afrique du Sud1584Afrique du Sud428Inde549
Russie1844Etats-Unis357Taiwan397
Indonésie1734Kazakhstan204Turquie173
Kazakhstan672Canada153Malaisie122
Pologne712Vietnam132
Colombie461Mongolie112
Autres4009Autres122Autres9717
Total mondial4 252Total mondial530Total mondial587

Pays producteurs, exportateurs et importateurs de charbon ([78] p. 15, [85] p. 40). Données 2010 sauf pour l’Union européenne (données 2009).

Le charbon est majoritairement consommé dans les pays qui le produisent : les importations portent sur 14 % de la production mondiale contre 25 % pour le gaz naturel et 50 % pour le pétrole.

Le prix du charbon suit sur le long terme celui de pétrole, mais il est plus stable à court terme.

Le marché du charbon est un marché mondial comme celui du pétrole car l’essentiel des échanges se font par bateau. Les deux marchés ne sont cependant pas identiques car le coût du transport est très important pour le charbon (il représente 70 % du prix pour le consommateur final).

([14] pp. 15-16, [39], [61] pp. 32-33, [78] p. 15, [85] p. 40)

Quel est le commerce international de l’uranium ?

Sept pays totalisent 90 % de la production mondiale d’uranium, le Kazakhstan, le Canada et l’Australie assurant à eux trois 62 % de la production.

Les trois-quarts de l’électricité nucléaire sont produits par l’Union européenne, les Etats-Unis et le Japon. La France produit 15 % de l’énergie nucléaire mondiale alors qu’elle représente 3,2 % de la consommation mondiale d’énergie.

Pays producteursProduction tonnes d’uranium% production mondialePays consommateursProduction d’électricité nucléaire (Mtep)% production mondiale
Kazakhstan17 80333,2Union européenne20833,1
Canada9 78318,2Etats-Unis19230,7
Australie5 90011,0Japon6610,6
Namibie4 4968,4Russie396,2
Niger4 1987,8Corée335,3
Russie3 5626,6Canada203,2
Ouzbékistan2 4004,5Ukraine203,2
Etats-Unis1 6603,1Chine172,7
Autres3 8617,2Autres315,0
Total mondial53 663Total mondial626

Production des principales mines d’uranium en tonnes et production d’électricité nucléaire en millions de tonnes d’équivalent pétrole ([89], [61]). Chiffres 2010. La consommation d’énergie nucléaire en Mtep est calculée à partir de la quantité d’énergie électrique produite (en Wh) en considérant que le rendement des centrales nucléaires est de 38 % (convention utilisée par la BP).

Evolution de la production et de la demande d’uranium depuis 1945 ([89]).

L’économie de l’uranium diffère totalement de celle des autres énergies primaires : 1) les quantités sont beaucoup plus faibles (l’unité est le millier de tonnes et pas le million de tonnes) ; 2) la quasi-totalité de la production est destinée à l’exportation ; 3) il n’existe pas un lien direct entre la production d’uranium et la production d’électricité la même année car l’uranium se stocke facilement.
A titre d’exemple, la France dispose sur son territoire d’environ 100 jours de consommation de produits pétroliers mais de plus de deux années de consommation d’uranium.

([22] pp. 17-22, [61], [89], [100] pp. 28-29)

Quelle a été l’évolution du prix des énergies primaires ces trente dernières années ?

On observe un parallélisme frappant dans l’évolution du prix de toutes les énergies primaires. Il y a eu notamment une croissance rapide de tous les cours à partir de 2003 suivie d’une relative stabilisation à partir de 2011.

Evolution du cours des énergies primaires entre janvier 1985 et avril 2012 ([115]). $ / tep : prix de l’équivalent d’une tonne de pétrole (en dollars).

([48], [115])

Quel est le commerce international des énergies renouvelables ?

Les biocarburants (bioéthanol et biodiesel) sont les seules énergies renouvelables qui fassent l’objet d’échanges internationaux.

En 2010, la consommation mondiale de biocarburants a représenté 3 % de la consommation totale de carburants, soit l’équivalent de 57,5 millions de tonnes de pétrole. L’Amérique du Nord est le premier producteur mondial de bioéthanol (62 %) et l’Union européenne le premier producteur mondial de biodiesel (56 %).

Les biocarburants sont destinés principalement à la consommation intérieure. Les échanges internationaux de bioéthanol ont porté sur 2,2 Mtep (production mondiale 42,1 Mtep) et les échanges de biodiesel sur 2,3 Mtep (production mondiale 15,4 Mtep).

L’Argentine est le premier exportateur mondial de biodiesel. Le Brésil, qui était historiquement le principal exportateur de bioéthanol (qu’il produit à partir de la canne à sucre), a dû en importer en 2010 et 2011. La première année à cause d’une hausse de la demande de sucre alimentaire, la seconde à cause d’une mauvaise récolte de canne à sucre.

L’Union européenne est le premier importateur de biodiesel (près de 90 % du marché mondial), les importations couvrant environ 20 % de la consommation. En 2010, les principaux fournisseurs de l’Union européenne étaient l’Argentine (56 %) et l’Indonésie (24 %). Les importations de bioéthanol sont huit fois plus faibles.
Les importations de biocarburants en provenance des Etats-Unis ont beaucoup diminué depuis que l’Union européenne a pris des mesures antidumping.

([67] pp. 82-86, [104])

jeudi 20 décembre 2012, par HUCHERY Mélissa


Thèmes : Grands défis
Mots clés : Energie