Au XXᵉ siècle, la vaccination a permis des avancées majeures, comme l’éradication de la variole ou la quasi-disparition de maladies telles que la poliomyélite dans de nombreuses régions du monde. Mais parce qu’elle concerne des populations majoritairement saines, souvent des enfants, la vaccination soulève des questions particulièrement sensibles de sécurité et d’acceptabilité sociale. Les décisions publiques reposent sur des arbitrages complexes entre bénéfice collectif, risque individuel et perception du public, comme l’a illustré la controverse autour de la campagne de vaccination contre la grippe A/H1N1 en 2009. Au-delà de ces enjeux de confiance, la vaccination pose également des questions de gouvernance mondiale : coût de l’innovation biomédicale, poids des normes sanitaires et accès équitable aux vaccins entre pays riches et pays pauvres.
Autant de dimensions que les auditeurs de l’IHEST ont eu l’occasion d’explorer en 2011, dans le cadre d’une session intitulée “La vaccination: santé publique, risque et précaution”, en croisant les perspectives scientifiques, économiques et éthiques du développement vaccinal et des politiques de santé publique.

