Depuis le début du XXIᵉ siècle, les progrès rapides des biotechnologies, des neurosciences, de la robotique et de l’intelligence artificielle nourrissent un ensemble de réflexions regroupées sous le terme de transhumanisme. Ce courant intellectuel et culturel défend l’idée que les sciences et les technologies pourraient permettre d’améliorer, voire de transformer profondément la condition humaine : augmentation des capacités physiques et cognitives, prolongation de la vie, hybridation entre l’humain et la machine ou modification du génome. Ces perspectives interrogent les limites de l’intervention technologique sur le vivant, la définition même de l’humain et les conséquences sociales, économiques et politiques d’une possible « augmentation » de l’homme. A travers elles, se fait jour un débat plus large sur les finalités du progrès technoscientifique et les modèles de société qu’il pourrait engendrer.
Dès le début des années 2010, plusieurs sessions du cycle national de l’IHEST ont abordé les transformations du rapport entre l’humain et la technique, notamment à travers les débats sur l’homme réparé et l’homme augmenté, les interfaces homme-machine ou les promesses associées aux technologies NBIC. Ces réflexions ont été prolongées lors du cycle 2020-2021 dans le cadre d’un atelier consacré au transhumanisme dont le rapport à contribuer à mettre en évidence la pluralité des visions du transhumanisme, la diversité des promesses technologiques qui lui sont associées et l’absence d’un débat public structuré sur ces enjeux.
📚 En savoir plus :
Rapport d’atelier : Le transhumanisme : désir d’immortalité, idéologie et optimisme technologique
Podcast : Entre science et fiction, le transhumanisme et ses enjeux
Vidéo “De quelques polémiques et controverses relatives au transhumanisme”

