À partir des années 2000, les puces électroniques RFID (Radio Frequency Identification) deviennent une technologie clé pour la traçabilité des objets et des personnes dans des environnements de plus en plus numérisés. Capables de stocker et transmettre des informations à distance via des lecteurs radio, ces micro-puces offrent des perspectives considérables : optimisation des chaînes logistiques, lutte contre la contrefaçon, suivi des produits tout au long de leur cycle de vie ou encore nouvelles applications dans la santé, la sécurité ou les transports. Mais leur diffusion soulève rapidement des interrogations. Invisibles et potentiellement intégrées dans les objets du quotidien, elles rendent possible une collecte massive de données et brouillent la frontière entre traçabilité des objets et suivi des individus. Les débats portent alors sur la protection des données personnelles, les risques de surveillance généralisée, l’impact sur l’emploi ou encore les conséquences culturelles et éthiques de ces technologies. À travers l’analyse des usages, des acteurs et des mécanismes de régulation, les auditeurs de l’IHEST ont exploré en 2007-2008 les conditions d’acceptation sociale et de gouvernance de ces technologies de traçabilité dans un contexte de convergence entre électronique, informatique et réseaux numériques.
📚 En savoir plus : Rapport d’étonnement de l’atelier traçabilité (Promotion 2007-2008)

