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Cycle national 2017-2018

Session 9 : Carte blanche

Cette pénultième session du cycle a une composition presque symphonique.
Le premier mouvement est celui de la “carte blanche”, une facture nouvelle pour cette année consacré à l’inconnu et l’incertain. L’inconnu est pour vous : vous n’avez pas eu connaissance du programme sur lequel nous travaillons de longue date. Les personnalités qui vont vous accompagner ont été unanimes sur cet embargo. Sachant le parcours du cycle, cette plongée collective dans un nouvel inconnu était permise. L’incertain est pour nous. Nous avons cherché, comme à l’accoutumée, à penser l’organisation et étoffer notre proposition à la lumière de vos évaluations. Nous savons le point de départ, vous possédez collectivement celui d’arrivée, car cette session est construite avec une perspective : votre passage d’auditeur à “audacteur”. Cette dénomination, suggérée par une des personnalités qui accompagnera vos travaux collaboratifs, a été immédiatement adoptée par tous. Ces personnalités ont en commun d’avoir développé un art particulier du “penser et composer ensemble l’itineraire à venir”. Avec elles vous avez carte blanche, à vous le choix de l’approche qui vous séduira le plus pour réaliser la mission qui vous est confiée : « concevoir un espace de déploiement d’une intelligence climatique ».

Nous savons que vous pouvez vous appuyer sur les acquis des huit premières session du cycle, nous avons souhaité de surcroit une ambiance artistique pour autoriser un surplus d’audace. C’est pourquoi nous avons choisi de “résider” au 104 de l’ancienne “rue des vertus” (actuelle rue d’Aubervilliers), lieu conçu pour que la démarche créative éclose au cœur de la cité. En invitant les artistes de toutes disciplines à produire des œuvres dans des ateliers ouverts où leur cheminement devient apparent, l’art est plus accessible à chacun. Cela rappelle ce que les « Paroles de chercheurs » organisées à Toulouse ont pointé : le besoin plus impérieux de poser la culture scientifique dans les espaces de vie et d’échange de la cité. On peut donc se dire qu’au 104, nous sommes dans des conditions doublement favorables pour préparer “l’à venir”.

Le second mouvement est celui des “Paroles de chercheurs” organisées en collaboration avec la Cité des Sciences et de l’Industrie dans le cadre de son programme “Le progrès a-t-il un avenir ?”. La Cité interroge à cette occasion son public et les scientifiques sur ce qu’est devenue la notion de progrès. Nous avons proposé un sujet rapporté du voyage d’étude au Japon de la promotion Irène Joliot-Curie (2016-2017). Le programme avait été lui même bâti à partir des carnets de voyage des auditeurs de la promotion Gérard Megie (2007-2008) et une question restait prégnante : comment, dans ce pays où la destinée des enfants s’inscrit dès l’entrée à l’école, l’innovation s’enseigne- t-elle ? Si on file l’analogie avec le projet du 104, toutes proportions gardées bien évidemment, ces paroles, qui font écho à des expériences d’auditeurs, pourraient être vues comme de multiples petits ateliers ouverts sur les cheminements avec l’IHEST pour abonder la réflexion sur le progrès.

Le troisième mouvement est celui où vous prenez la main : préparation de la clôture pour qu’elle soit le bon reflet de vos travaux et de leurs perspectives, rencontre avec l’association des anciens auditeurs que nous vous proposons de rejoindre pour rester durablement “audacteur”.

Muriel MAMBRINI-DOUDET
directrice de l’IHEST

Publié le mercredi 16 mai 2018