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Cycle national de formation 2018-2019

Session 7 : Technologie et enjeux de souveraineté

12 - 14 mars 2019 - Pontoise, Paris

Orientations générales

Rendre la justice a toujours été et reste une des préoccupations majeures de toute forme de société humaine et de tout pouvoir souverain. Prérogative du maître, du seigneur, du roi, du clergé, ou du peuple, l’exercice de la justice est une des composantes de la nature d’un régime politique. Dans une démocratie, pour que le juge instruise ou tranche, pour que le jury populaire décide, il faut réduire l’inconnaissance attachée à tout crime. Depuis que, à partir du XVIIIème siècle en occident, on a progressivement abandonné la question – ou la torture – des inculpés, innocents ou coupables, on a tenté de réduire cette inconnaissance par des enquêtes, peu à peu étayées par des méthodes scientifiques visant à trouver des indices, à les “faire parler” pour reconstituer les faits. Ainsi, est née la science forensique que Wikipedia définit simplement comme la science qui « regroupe l’ensemble des différentes méthodes d’analyse fondées sur les sciences (chimie, physique, biologie, neurosciences, informatique, mathématique, imagerie, statistique) afin de servir au travail d’investigation. » Elle offre un exemple parfait pour illustrer la nécessité de la mobilisation des sciences pour résoudre des questions de société… les auditeurs auront le privilège de la découvrir et même de la pratiquer avec les experts de la gendarmerie nationale, dans les locaux de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN).

La guerre est une constante des sociétés humaines. La déclencher ou s’y résoudre demande de mobiliser une énergie hors du commun et des moyens considérables, matériels, financiers, technologiques, et surtout, et encore aujourd’hui des vies humaines. Mais, quels que soient les moyens engagés, l’issue d’une bataille reste toujours incertaine. La gestion de l’énergie sur le champ de bataille est une inconnue de taille pour remporter la victoire. L’énergie humaine d’abord : l’histoire abonde d’exemples de batailles gagnées par des soldats bien inférieurs en nombre à leurs adversaires mais puissamment motivés par un idéal ou un objectif. Comment gère-t-on l’énergie des hommes engagés dans une bataille où leur vie et leur intégrité physique est en jeu ? Mais aussi, et de plus en plus dans la guerre moderne, comment gère-t-on l’énergie nécessaire au bon fonctionnement de la technologie et quelles sont les alternatives à prévoir en cas de panne ? Comment les militaires anticipent- ils, pilotent-ils, résolvent-ils ces situations ? Quelles stratégies mettent ils en place ? Avec l’appui des experts de l’IHEDN, les auditeurs de l’IHEST et les auditeurs du cycle 2019 de la promotion « Stratégie et économie de Défense » de l’IHEDN seront invités à se pencher sur ces questions et à livrer leurs propres analyses.

Publié le lundi 11 mars 2019