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Cycle national de formation 2018-2019

Session 10 : Clôture officielle du cycle national 2017-2018

Le goût de l’inconnu et les vertus des sciences
Jeudi 7 juin 2018

à partir de 8h30

Amphithéâtre Poincaré
Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
25 rue de la Montagne Sainte Geneviève 75005 Paris

INSCRIPTIONS CLOSES

PROGRAMME PREVISIONNEL

Clôture officielle - 8h30 - 13h00

Animation : Sylvain ALLEMAND, journaliste

08h30 – 09h00Accueil des participants
09h00 – 09h10Accueil
Muriel MAMBRINI-DOUDET, directrice de l’IHEST
09h10 – 09h30Allocution officielle
Frédérique VIDAL, ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innnovation, représentée par
Alain BERETZ, directeur général de la recherche et de l’innovation
09h30-09h45Regards croisés de la promotion Jeanne Baret
Catherine AMIEL déléguée de la promotion
Guillaume RAVEL, délégué de la promotion
09h45 – 10h20Présentation des posters
10h20-10h50Pause
10h50– 11h30Jeanne Barret, une aventurière botaniste
Christel MOUCHARD, écrivain
Pascale JOANNOT, océanographe, docteur, déléguée outre-mer et directrice adjointe des collections du Museum national d’histoire des sciences
11h30 – 12h15Ignorance, erreur, incertitude et doute, pourquoi la science est optimiste
Stuart FIRESTEIN, neurobiologiste, professeur, Université Columbia
12h15 – 13h00Clôture officielle
Remise des médailles et de l’attestation de formation

Restitution des ateliers - 14h30 - 18h45

Grand témoin : Francis CHATEAURAYNAUD, sociologue, directeur d’études, directeur du Groupe de sociologie pragmatique et réflexive, Ecole des hautes études en sciences sociales.

Innovations et débats : Restitution des ateliers 2017-2018

14h30 – 14h35Les ateliers du cycle national
Muriel MAMBRINI-DOUDET, directrice de l’IHEST
14h35 – 15h20Prospective de l’usine et de la fabrication
L’atelier aborde les différentes facettes et les tendances de la fabrication d’aujourd’hui, pour essayer de se projeter dans les futurs possibles.
Le rapport dresse d’abord un état des lieux, des dynamiques en œuvre, autour des enjeux relevés : enjeux techniques, enjeux des marchés, enjeux des compétences, enjeux territoriaux, enjeux sociaux (emploi et travail, formation).
Deux scénarios contrastés sont ensuite présentés ; ils brossent un champ des possibles, entre persistance du concept d’usine, certes en forte évolution, et émergence de centres de fabrication délocalisée, territoriale, collaborative.
Des points d’étonnement et d’attention sont proposés et explicités, par exemple sur la protection des données, la législation du travail, la place du mouvement des “makers”, le statut de l’humain et du travail dans un monde automatisé, la place des biotechnologies, et les modèles de société qui vont caractériser cette fabrication du futur.

Manuel MORAGUES, chef du Service innovation, design, numérique & usine du futur, L’Usine nouvelle
Yves WINKIN, directeur, Musée des arts et métiers
15h20 – 15h30Mise en perspective par Francis Chateauraynaud
15h30 – 16h15La science maîtresse des performances sportives de demain ?
Les définitions sont posées : le sportif considéré ici est l’acteur de compétitions sportives, et l’on s’intéresse aux règles et conventions qui en découlent. Son écosystème est ensuite décrit, en intégrant la figure de l’entraineur et les indicateurs de mérite associés.
L’importance des classements, et leurs évolutions, sont soulignées comme des contraintes qui vont agir sur les comportements des acteurs à différentes échelles : individus, clubs, fédérations, collectivités, nation. En termes de santé, on découvre que le corps du sportif de haut niveau est en fait un corps poussé à l’extrême. Le sportif, l’entraineur, mais aussi le médecin et le chercheur collaborent dans cette course à l’extrême tout en cherchant à satisfaire leurs propres intérêts.
La question de la limite se pose au sportif : comment rester dans le cadre en se dépassant ? Mais elle interroge aussi notre société dans son ensemble, en impliquant institutions sportives, juristes et spectateurs.
Valérie FOURNEYRON, médecin du sport, ancienne ministre des Sports, président de l’Autorité de contrôle indépendante de l’Agence mondiale antidopage
17h30 – 17h40Mise en perspective par Francis Chateauraynaud
17h40 – 18h25Autoproduction et autoconsommation d’électricité photovoltaïque
L’autoproduction et l’autoconsommation d’électricité solaire photovoltaïque sont mineures dans le secteur français de l’énergie. Mais leur développement est révélateur d’un défi majeur de la transition énergétique hexagonale : transformer un système électrique centralisé, concentré, peu émetteur de CO2 et relativement compétitif.
Dans un tel contexte, le changement ne va pas de soi et fait légitiment débat : y-a-t-il un intérêt à l’autoproduction et l’autoconsommation ? Leur développement menace-t-il le système électrique actuel ? Quelle articulation privilégier pour concilier au mieux écologie et efficience énergétique ?
Une fois les termes de l’équation posés, nous esquissons une tentative de sa résolution, aboutissant au résultat (à la préconisation) suivant(e) : renforcer le développement de l’autoconsommation partielle avec stockage, grâce à un système d’incitation différencié et évolutif, sous forme de subvention à l’investissement couplée à un abonnement forfaitaire au réseau, et à la fixation d’un tarif d’achat du surplus inférieur au tarif de vente de l’électricité par le réseau. À équation complexe, solution complexe !
16h15 – 16h25Mise en perspective par Francis Chateauraynaud
16h25 – 16h45Pause
16h45 – 17h30Conquérir les planètes, habiter l’espace
A travers le sujet « conquérir les planètes, habiter l’espace », est mise en exergue la complexité des relations et la multiplicité des réalités entre la science, l’opinion publique et les mondes de la finance et du politique, et entre l’imaginaire, la prévision et l’innovation.
Pourquoi ce regain d’intérêt pour la conquête spatiale sachant que le dernier homme sur la Lune y a posé le pied en 1972 ? Comment expliquer l’actuelle diversification des acteurs ? Qu’allons-nous chercher loin de notre vaisseau spatial naturel, la Terre ? Rechercher de nouvelles ressources ? Une solution de rechange au « berceau de l’humanité » ou la quête d’un nouveau modèle de société ? En quoi viser la Lune est-elle une opportunité de favoriser le progrès scientifique et technologique ?
Le parti pris de notre approche a été d’aborder la problématique « conquérir les planètes, habiter l’espace » autour de cinq grands questionnements : i) La conquête spatiale : au cœur d’un débat public peu convaincant, ii) Possibles scientifiques et propagande médiatique : le hiatus, iii) Evolution et ténacité du mythe : quid d’une véritable attente ou besoin ?, iv) Les Etats-Unis d’Amérique, une super puissance économique terrestre : la réplication de ce modèle pour la conquête spatiale est-elle inévitable ? et v) L’enjeu : un cadre de gouvernance de l’espace à l’épreuve d’un modèle économique
La question essentielle : « pourquoi conquérir l’espace ? » reste encore sans véritable réponse partagée.
18h25 – 18h35Mise en perspective par Francis Chateauraynaud
18h35 – 18h45Conclusion
Muriel MAMBRINI-DOUDET, directrice de l’IHEST

Exposition Les posters des auditeurs de la promotion Jeanne Barret

Dans le cursus de l’IHEST, les posters représentent le premier exercice de rédaction collective.
Dès la première session d’intégration, les auditeurs sont invités à croisés leurs regards, leurs questionnements, leurs étonnements. De ces croisements, au fil des premières sessions, émergent des questions plus prégnantes pour la promotion, en rapport avec le thème de l’année, ou plus générales.
Cette année, un choix de questions a été effectué, dont la rédaction a été imaginée avec les auditeurs. Ces derniers ont ensuite été invités à se regrouper par 4 ou 5 pour traiter d’une question dans un poster. Ainsi pour chaque question deux posters ont-ils été réalisés.
Les consignes sont simples : le document envoyé doit impérativement comprendre :· un titre, · un résumé, · un texte avec deux ou trois intertitres, des illustrations, des références bibliographiques.
Réalisés en quelques semaines les posters n’ont pas l’ambition de se présenter comme des traitements approfondis de questions importantes, mais comme un exercice de mobilisation d’intelligence collective, de décomposition d’enjeux scientifiques et sociaux, d’identifications d’acteurs clés et de propositions à l’interface science-société.
Cet exercice prend fin à la première moitié du cycle national. Ensuite, dans la deuxième partie du cycle, les auditeurs ont à rédiger collectivement les carnets de voyages et les rapports d’étonnement des ateliers.
Pour la première fois cette année l’IHEST a choisi de donner à voir ce jalon qu’est la rédaction des poster dans le cycle national.

Publié le jeudi 17 mai 2018,
mis à jour le mercredi 6 juin 2018