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Pollution de l’air et de l’eau

Pollution de l’air et santé : il s’agit avant tout d’un problème de particules en suspension

Gucki Riva, Nathalie Michielsen, Emmanuelle Ollivier, Marie-Odile Delorme, Daniel Daugeron, Paolo Ferloni, Gérard Taravella, Alain Hénaut

Diplôme d’Université
Science et politiques publiques
(Science and Policy Making in Europe)

La taille des particules est un facteur qui est généralement sous-estimé par les personnes qui étudient les effets de la pollution de l’air sur la santé. Pourtant, la dispersion des polluants et leur point d’entrée chez l’homme est fonction de leur taille, les solutions techniques pour leur confinement aussi. La nature chimique des polluants intervient dans un second temps pour spécifier leur toxicité et les maladies qu’ils provoquent.

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Dossier pollution de l’air et de l’eau
Les Dossiers Science et politiques publiques
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Le dossier s’inspire fortement de la procédure élaborée au cours des années pour la radioprotection : identification des sources, physique de la dispersion des polluants, barrières permettant d’isoler deux à trois zones à risque décroissant.

L’air que l’on respire

Qu’est-ce que l’air ? Quand dit-on qu’il est pollué ?

L’air est le mélange gazeux qui constitue l’atmosphère terrestre. Une partie des constituants sont en proportions variables (ex : la vapeur d’eau, le gaz carbonique). Ils sont considérés comme des impuretés. L’air débarrassé des impuretés a une composition remarquablement constante : azote 78,05 %, oxygène 21,017 %, argon
0,932 %, néon et autres gaz rares 0,001 %.

L’air est pollué lorsqu’il contient des matières toxiques pour l’homme ou l’environnement. On distingue les polluants chimiques (ex : oxydes d’azotes, vapeurs de solvants), physiques (ex : amiante, poussière de charbon) et biologiques (ex : microbes, débris allergènes).

L’air contient-il des particules en suspension ?

Oui. En ville, on trouve généralement entre 10 000 et 100 000 particules par centimètre cube dans l’air. Ce sont principalement des particules de moins de 0,1 mm. Du fait de leur petite taille, elles restent longtemps en suspension dans l’air. On dit qu’elles forment un aérosol. On parle de bioaérosol lorsque les particules en suspension sont d’origine biologique (ex : microbes, débris organiques, spores).

La plupart des particules sont des agrégats hétérogènes de particules plus petites sur lesquelles se fixent des molécules qui n’ont pas nécessairement la même composition chimique.

On appelle nanoparticule une particule dont une dimension est en dessous de 100 nm (les molécules ont une taille inférieure au nanomètre).

millimètremm0,000 0010,000 010,000 10,0010,010,11
micromètreµm0,0010,010,11101001 000
nanomètrenm1101001 00010 000100 0001 000 000

Conversion des différentes unités de longueur.

La pollution de l’air est-elle concentrée dans les gaz ou dans les particules ?

Les composés volatils sont présents à la fois dans les particules et sous forme gazeuse. Pour un composé donné, la répartition entre particules et état gazeux dépend de la nature des particules, de la température et de l’humidité de l’air. La partie fixée sur les particules est potentiellement plus nocive car elle se dépose dans les alvéoles pulmonaires.

Les oxydes de soufre sont presqu’uniquement dans les particules (sous forme de sulfates). Les oxydes d’azote restent en phase gazeuse tant qu’ils ne se combinent pas avec d’autres substances (ex : ammonium) ou des particules préexistantes.

Les composés organiques volatils ne restent pas longtemps à l’état gazeux car l’oxydation les transforme en produits peu volatils. Ils se condensent alors en nanoparticules ou ils se fixent sur des particules préexistantes. L’efficacité du second mécanisme augmente si les nanoparticules contiennent des polluants acides.

Quelles particules trouve-t-on dans l’air que nous respirons ?

Les particules présentes dans l’air sont très diverses. La diversité touche autant les sources de particules (phénomènes météorologiques, activités humaines, origine biologique) que leur taille : les grains de pollen ont un diamètre compris entre 20 et 50 μm ; les bactéries mesurent quelques micromètres ; les moteurs diesel émettent des particules d’une taille allant de 50 nm à 1 µm ; les virus font entre 10 et 100 nm.

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Dimension des particules présentent dans l’air

Quelle est la proportion relative des différentes tailles de particules ?

La proportion relative des différentes tailles de particules varie suivant que l’on mesure leur volume, leur surface ou leur nombre.

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Distributions typiques des particules présentes dans l’atmosphère en ville (volume et masse sont des grandeurs équivalentes). L’ordonnée est une grandeur apparentée au pourcentage ([23] p. 39).

Les nanoparticules sont les plus nombreuses, mais elles constituent une masse négligeable. Les particules de quelques micromètres forment la moitié de la masse alors que leur nombre est négligeable (généralement entre dix et cent particules par centimètre cube). Enfin, les particules dont le diamètre est compris entre 10 et 100 nm sont responsables de la majeure partie de la surface de contact entre les particules et le milieu ambiant.

Quelle est la composition chimique des particules présentes dans l’air ?

On trouve dans l’air sous forme de particules (1) des composés carbonés : le noir de carbone (également appelé carbone-suie) et plusieurs centaines de composés organiques différents (notamment les composés organiques volatils ou COV et les hydrocarbures aromatiques polycycliques ou HAP) ; (2) des polluants basiques et acides (l’ammonium et les acides chlorhydrique, nitrique, sulfurique) ; (3) des composés d’origine biologique (ex : pollens, divers micro-organismes, débris bactériens) ; (4) de très nombreux métaux.

La composition chimique des particules évolue sous l’effet des oxydations et des réactions provoquées par le rayonnement solaire. Ces processus transforment des composés chimiques présents à l’état gazeux en des produits moins volatils qui se condensent en particules (les particules secondaires appelées aussi aérosols organiques secondaires).

D’où proviennent les particules présentes dans l’air à l’intérieur des habitations ?

A l’intérieur des habitations, l’air est pollué par (1) des composés organiques volatils (COV) émis par les matériaux de construction (ex : panneaux de particules de bois aggloméré, isolants, moquettes), les produits d’entretien, les peintures, les solvants et par (2) des particules produites lors de la cuisson et, dans une moindre mesure, par la fumée de cigarette.

On regroupe sous l’appellation COV des composés très divers qui ont en commun de s’évaporer à la température ambiante. Les COV s’oxydent rapidement et se transforment alors en molécules peu volatiles qui se fixent sur
les particules présentes dans l’air.

La pollution d’origine biologique est une autre source de particules dans les locaux (ex : déjections d’acariens, moisissures). Un mauvais entretien des climatiseurs / humidificateurs favorise la production de particules d’origine biologique.

Les particules finissent par se déposer sur le sol et les murs. Les polluants sont remis en suspension lorsqu’on remue la poussière.

Quelles sont les variations saisonnières de la composition chimique de l’aérosol urbain ?

La composition chimique de l’aérosol urbain varie beaucoup au cours des saisons. Elle varie aussi en fonction de la taille des particules et du lieu où sont faites les mesures. On peut tout au plus parler de composition moyenne pour un lieu et une période donnée.

Le tableau ci-dessous présente la composition moyenne des particules observée à Paris au cours de plusieurs campagnes de mesures en 2005.

PM0,1PM0,1-1PM1-2,5PM2,5-10
HiverEtéHiverEtéHiverEtéHiverEté
Noir de carbone16 %11 %9 %15 %5 %7 %3 %7 %
Composés organiques65 %60 %41 %39 %32 %43 %19 %43 %
Pollution acide18 %29 %48 %41 %43 %22 %23 %15 %
Sel de mer0 %0 %1 %1 %9 %9 %15 %9 %
Poussières minérales0 %0 %1 %4 %11 %19 %40 %26 %

Composition chimique moyenne des particules à Paris au cours de l’année 2005 ([38] pp. 66-68).
Composants dus aux activités humaines : noir de carbone, composés organiques et ions responsables de la pollution basique et acide (l’ammonium et les acides chlorhydrique, nitrique et sulfurique). Composants d’origine naturelle : sel de mer et poussières minérales. PM0,1 : particules de moins de 0,1 µm
PM0,1-1 : particules comprises en 0,1 µm et 1 µm
PM1-2,5 : particules comprises en 1 µm et 2,5 µm
PM2,5-10 : particules comprises en 2,5 µm et 10 µm

Les composants majoritaires des particules sont les composés organiques et les ions responsables de la pollution basique et acide (l’ammonium et les acides chlorhydrique, nitrique et sulfurique). Les grosses particules (entre
2,5 µm et 10 µm) sont composées en grande partie de matériaux d’origine naturelle (sable, sel de mer).

A l’exception des nanoparticules, toutes les fractions contiennent des débris bactériens toxiques.

Les variations saisonnières de la composition chimique des particules s’expliquent par l’importance de la combustion en hiver et des réactions chimiques induites par le soleil en été.

La propagation des particules dépend de leur taille

Comment définir la taille d’une particule ?

La forme des particules est très variable. Certaines sont à peu près sphériques alors que d’autres forment des agrégats très irréguliers. C’est pourquoi on définit généralement la taille d’une particule par le diamètre d’une particule sphérique qui aurait les mêmes propriétés physiques. Ce n’est qu’une approximation dont le résultat dépend de la propriété physique retenue.

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Il n’existe pas une limite de taille claire entre les molécules et les particules les plus petites composées de quelques dizaines de molécules. La différence tient plutôt à leurs propriétés physiques. Par exemple, les particules ont généralement tendance à se fixer lorsqu’elles heurtent une surface solide alors que les molécules ont tendance à rebondir.

La taille des particules influe-t-elle sur leur réactivité chimique ?

La réactivité chimique est due aux atomes qui sont à la surface de la particule. Elle est plus forte pour les nanoparticules car le pourcentage d’atomes présents à la surface des particules augmente lorsque la taille des particules diminue. Ainsi, la proportion de molécules à la surface d’une particule sphérique passe de moins de
1 % à près de 50 % lorsque le diamètre décroît de 500 nm à 5 nm.

Par exemple l’or, matériau réputé pour sa stabilité, devient réactif lorsqu’il est sous forme de nanoparticules. Un autre exemple de cette augmentation de la réactivité chimique est l’explosion de silos de farine ou de sucre lorsque la poussière forme un aérosol de particules de quelques dizaines de micromètres.

Les particules changent-elles de taille au cours du temps ?

Les particules présentes dans l’air ont tendance à s’agréger lorsqu’elles se touchent. Les contacts se font au hasard avec une probabilité proportionnelle au nombre de particules. Les particules ne se touchent pratiquement jamais lorsqu’il y a moins de 10 000 particules par centimètre cube.

Les agrégats constitués de particules de quelques micromètres seront rares car il y a peu de grosses particules dans l’air.

La plupart des nanoparticules de 10 nm et plus se retrouvent rapidement piégées dans des agrégats. Les agrégats ressemblent généralement à des grappes de nanoparticules. Ils ont une taille voisine de 0,5 µm (généralement entre 0,1 µm et 0,8 µm). L’effet de l’agglomération des particules sur la surface en contact avec le milieu ambiant dépend de la forme de l’agrégat final. La surface diminue fortement si l’agrégat est sphérique alors qu’elle change peu si l’agrégat a une forme très irrégulière.

Les particules plus petites qu’un nanomètre se comportent comme des molécules à l’état gazeux. Elles ont tendance à rebondir au lieu de coller lorsqu’elles entrent en contact avec une surface solide.

Les particules restent combien de temps en suspension dans l’air ?

Près du sol et dans les couches basses de l’atmosphère, les particules qui font entre 0,1 et 1 µm restent de quelques jours à quelques dizaines de jours dans l’air avant de se déposer.

Les particules sont entraînées par les mouvements de l’air dus aux différences de température (ex : turbulences, convection, courants d’air) ou à un brassage mécanique (ex : ventilation, déplacement des personnes).
L’agitation thermique disperse les nanoparticules de façon homogène dans l’espace et les particules adhèrent aux parois lorsqu’elles les touchent.

Pour les particules qui font plus de 1 µm, l’agitation thermique est contrebalancée par l’inertie qui favorise le dépôt sur place des particules.

Les particules d’environ 0,3 µm restent longtemps en suspension car elles sont trop petites pour être sensibles à l’inertie et trop grosses pour être entraînées par l’agitation thermique.

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Données expérimentales et modèles de vitesses de dépôt induites par l’agitation thermique (diffusion brownienne – B.D.), la pesanteur (sédimentation – G.S.) et l’inertie des particules (les grosses particules en tendance à aller tout droit – I.I.) ([37] p. 150).

Le dépôt est plus rapide lorsque les surfaces sont plus froides que l’air ambiant.

Que deviennent les gouttelettes d’eau présentes dans l’air ?

Les gouttelettes d’eau disparaissent rapidement sous l’effet de l’évaporation. Leur durée de vie dépend de leur taille et, dans une moindre mesure, de l’humidité relative. La durée de vie est de quelques millièmes de seconde pour une gouttelette de 1 µm, de quelques dixièmes de seconde pour une gouttelette de 10 µm et autour d’une minute pour une gouttelette de 100 µm.

Une gouttelette de 100 µm tombe d’un mètre en trois secondes et une gouttelette de 10 µm d’un mètre en
300 secondes, ce qui revient à dire que les petites gouttelettes se sont généralement desséchées avant d’atteindre le sol.

Après évaporation, les matières non-volatiles contenues dans la gouttelette forment une particule qui reste en suspension dans l’air (sels, microbes).

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Changement de diamètre de gouttelettes d’eau pure au cours du temps sous l’effet de l’évaporation. La ligne en pointillés correspond au diamètre final de la particule lorsque la gouttelette est constituée d’une solution à 0,86 % de NaCl ([28]p. 341).

Que devient l’aérosol produit par un éternuement ou une toux ?

On émet de 10 000 à 100 000 gouttelettes lors d’une toux ou d’un éternuement ; 87 % d’entre elles font moins de 1 µm et moins de 0,1 % font plus de 5 µm. Elles se dessèchent en une fraction de seconde et les débris cellulaires, les microbes ou les virus qu’elles portaient forment une particule qui fait moins du quart du diamètre initial de la gouttelette. A partir de ce moment, les particules sont entraînées par les mouvements de l’air et elles peuvent rester une dizaine de jours en suspension.

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Dépôt des particules sur les parois et le sol en fonction de leur taille initiale (adapté de [51] p. 389)

La toux contient aussi des gouttelettes plus grosses (50 à 100 µm) qui ont tendance à se déposer sur les parois ou le sol. La figure ci-dessus montre la relation entre le diamètre initial de la particule et le pourcentage de
particules qui se déposent.

Quelle est la survie des agents pathogènes dans les bioaérosols ?

A une température normale, la survie des agents pathogènes dans les bioaérosols dépend de l’humidité de l’air. Le critère important est l’humidité absolue (la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère) et pas l’humidité relative (la quantité actuelle de vapeur d’eau par rapport à la quantité maximale possible à cette température). L’humidité absolue maximale décroît très vite lorsque la température diminue.

Les virus comportant une enveloppe lipidique résistent plus longtemps lorsque l’air est sec. C’est le cas par exemple du virus de la grippe, du virus responsable du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), du virus de la rougeole. Les virus sans enveloppe lipidique résistent mieux lorsque l’air est humide. C’est le cas par exemple du virus de la poliomyélite, des virus responsables des laryngites (para-influenza) ou des rhumes de cerveau (rhinovirus).

Les effets de l’humidité sont plus complexes dans le cas des bactéries. Ils dépendent notamment de l’état physiologique des bactéries au moment où se forme l’aérosol. De plus, les résultats des expériences varient selon la façon de mesurer la survie des bactéries (certaines bactéries restent infectieuses alors qu’on ne peut plus les cultiver dans les conditions habituelles).

La ventilation : une solution pour améliorer la qualité de l’air dans les locaux

Quel profit tirer de l’expérience de l’industrie nucléaire dans la maîtrise de la contamination ?

La majorité des recherches sur les aérosols ont été faites pour l’industrie nucléaire et pour la protection des travailleurs. La France est très active dans ce domaine.

Un ensemble de normes et de bonnes pratiques visent à maintenir un excellent niveau de propreté dans les installations nucléaires. Ce corpus est, dans ses grandes lignes, applicable à l’amélioration de la qualité de l’air dans n’importe quel environnement. On peut en dégager quelques règles.

La première chose est de déterminer sous quelle forme se présentent les matières dangereuses, identifier les personnes à protéger et prévoir les situations normales ou accidentelles qui seraient susceptibles de disséminer des matières dangereuses. Il faut ensuite une bonne connaissance des phénomènes physiques mis en œuvre lors de la dispersion et de l’épuration.

Un autre acquis de l’expérience de l’industrie nucléaire est l’importance de la maîtrise des mouvements de l’air. Elle permet un confinement dynamique qui complète le confinement physique dû aux cloisons étanches et aux filtres. Les mouvements de l’air sont contrôlés par des différences de pression d’une pièce à l’autre. Pour que le système fonctionne correctement, il faut que les parois soient étanches et qu’on passe d’une pièce à l’autre par des sas.

Le confinement gêne le déplacement des personnes. Cette contrainte est acceptée lorsque la pollution de l’air peut provoquer des incidents ayant un fort impact économique (ex : industrie électronique, pharmacie, agroalimentaire). En revanche, en l’absence de risque tangible, les portes restent constamment ouvertes et l’air pollué circule partout (ex : les odeurs de cuisine envahissent tout l’appartement). C’est le cas dans les hôpitaux.

Peut-on éliminer les particules en filtrant l’air ?

Oui. On peut éliminer les particules, même les plus petites, en filtrant l’air.

Un filtre à air ne fonctionne pas comme un tamis qui bloquerait le passage des particules plus grosses que les trous. Il arrête les particules parce qu’elles restent collées sur les fibres du filtre lorsqu’elles les touchent. Le parcours de l’air pollué à travers le filtre est suffisamment tortueux pour qu’il y ait de grandes chances pour qu’une particule finisse par toucher une fibre.

A quantité de matière constante, l’efficacité de la filtration augmente lorsque le diamètre des fibres diminue car la surface de contact entre l’air et les fibres, et donc la probabilité de capture, augmente.

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Capture d’une particule dont la trajectoire est erratique
(mouvement brownien)

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Capture d’une particule dont la trajectoire suit les lignes de courant d’air

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Capture d’une particule dont la trajectoire est à peu près linéaire à cause de l’inertie

Une particule est stoppée lorsqu’elle touche une fibre du filtre. On distingue trois types de trajectoire : (1) la particule a un parcours erratique et touche une fibre par hasard (mécanisme de diffusion) ; (2) la trajectoire suit les lignes de courant d’air et les particules sont interceptées lorsqu’elles frôlent une fibre (mécanisme d’interception) ; (3) l’inertie fait que la particule se déplace en ligne droite et percute la fibre.

Les molécules passent au travers des filtres car elles ont tendance à rebondir lorsqu’elles touchent les fibres. Elles peuvent cependant finir par rester collées si les chocs sont très nombreux. Comme le nombre de chocs augmente avec la surface de contact entre l’air et le matériau constituant le filtre, il faut que les filtres aient une très grande surface spécifique. C’est le cas des filtres à charbon actif. Ils ont surface spécifique de 600 à 2 000 mètres carrés par gramme alors qu’un filtre à fibres a une surface spécifique inférieure au mètre carré par gramme.

Le charbon actif provient de matières végétales (ex : noix de coco) ayant subi un traitement thermique qui leur confère une très grande porosité et une surface spécifique importante.

La filtration de l’air est-elle efficace ?

Oui. Les particules de 0,1 µm à 0,6 µm sont les plus difficiles à stopper et l’efficacité de la filtration diminue lorsque la vitesse de l’air au travers du filtre augmente.

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Probabilité pour qu’une particule passe à travers un filtre sans être retenue en fonction de la taille de la particule ([78]).

Les filtres sont classés en fonction de leur efficacité. Il existe quatre types de filtres : (1) les filtres grossiers
(particules de taille supérieure à 1 µm) ; (2) les filtres fins (efficacité supérieure à 40 % pour les particules de 0,4 µm) ; (3) les filtres à haute efficacité (efficacité supérieure à 85 % pour la particule la plus difficile à
stopper) ; (4) les filtres à très haute efficacité (efficacité supérieure à 99,9995 % pour la particule la plus difficile à stopper).

Il existe différentes classes d’efficacité au sein de chaque type. Par exemple un filtre fin F5 stoppe 40 % des particules de 0,4 µm et un filtre F9 en stoppe 95 %.

Les filtres doivent être changés régulièrement car leur efficacité diminue lorsqu’ils se bouchent.

Peut-on purifier l’air efficacement avant de le faire pénétrer dans les bâtiments ?

On peut purifier l’air avant de le faire pénétrer dans les bâtiments. La complexité de l’installation dépend du niveau de pollution de l’air extérieur et de la qualité escomptée pour l’air intérieur.

Pour un air intérieur de qualité modérée (ex : bureaux, hôpitaux), le système comporte au minimum un filtre retenant 80 % des particules de 0,4 µm. Lorsque l’air extérieur est fortement empoussiéré, on utilise deux filtres en cascade, le premier retenant 60 % des particules de 0,4 µm et le second 80 %. Les filtres doivent être changés périodiquement pour que la purification de l’air reste efficace (tous les ans pour le premier filtre et tous les deux ans pour le second). On peut aussi changer les filtres lorsque le débit de l’air a baissé de 10 à 20 %.

Lorsque l’air doit être très propre (ex : salle d’opération, préparation des aliments dans l’industrie agroalimentaire), on utilise trois filtres en cascade, le premier retenant 80 % des particules de 0,4 µm et le second
95 %, le troisième retient 99,95 % des particules les plus difficiles à filtrer (celles qui font entre 0,1 et 0,2 µm).

Les masques protègent-ils efficacement contre l’inhalation de particules ?

Il faut distinguer les masques utilisés par les travailleurs soumis à un environnement dangereux et les masques portés par le personnel de santé. Les premiers sont conçus pour que le travailleur n’inhale pas le produit dangereux alors que les seconds évitent que le personnel soignant contamine le malade.

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Personne toussant avec un masque. Image de gauche : direction des émissions en absence de masque (gauche), avec un masque chirurgical (milieu), avec un masque N95 (droite) ([65] p. S732). Image de droite : masque standard (N95) et masque chirurgical ([65] p. S730).

Un masque chirurgical dévie les particules émises par une personne qui tousse alors qu’un masque N95 en retient une grande partie. En revanche, dans les deux cas, les particules pénètrent par l’interstice entre le masque et la peau lorsque les personnes respirent. Même correctement posés, la plupart des masques N95 laissent passer plus de 10 % des particules présentes dans l’air lorsqu’elles font entre 0,08 µm et 0,2 µm (c’est la taille des virus).

Quels sont les effets de la climatisation ou de la ventilation sur la pollution dans les bâtiments ?

En l’absence de ventilation, la pollution augmente au cours du temps à l’intérieur des locaux au point que l’air y est généralement plus pollué qu’à l’extérieur. La ventilation permet de diluer les polluants et de les ramener à leur concentration dans l’air extérieur (l’air est renouvelé par apport d’air neuf venant de l’extérieur).

Le renouvellement de l’air dans les locaux est une obligation. La réglementation fixe les débits minimaux d’air neuf par occupant en fonction du type de local et de l’activité des occupants. Par exemple, on considère que dans un environnement hospitalier, il faut renouveler l’air des pièces au moins douze fois par heure pour limiter la contagion. Alors qu’on recommande trois fois par heure pour les salles de classe car le but est seulement de maintenir la concentration de gaz carbonique à un niveau acceptable.

Le taux de renouvellement réel est le plus souvent très inférieur à la valeur réglementaire.

Renouveler l’air consomme de l’énergie car l’air neuf doit atteindre la même température et à la même humidité que l’air intérieur. On distingue deux types de systèmes pour limiter la consommation d’énergie : (1) un échange thermique entre l’air neuf et l’air rejeté sans mélange des deux flux d’air (c’est la ventilation à double flux) ; (2) un mélange de l’air neuf et de l’air intérieur dans une centrale de traitement de l’air. L’économie d’énergie est importante : une ventilation double flux ne récupérant la chaleur qu’en hiver est amortie en deux ans en Ile-de- France.

Comment lutter contre la propagation des maladies contagieuses ?

Pour prévenir les risques de contagion, il faut diluer dans l’air les particules infectieuses émises par les personnes contaminées. Ce résultat peut être obtenu en renouvelant l’air très souvent et en plaçant les personnes dans des pièces spacieuses et hautes de plafond (le facteur de dilution est proportionnel au volume d’air). On peut en complément stériliser avec des lampes UV l’air lorsqu’il circule près du plafond.

Pour prévenir les risques de contagion, il faut renouveler l’air au moins deux fois par heure dans les pièces ne présentant pas de risques particuliers. On observe d’ailleurs quatre fois plus de personnels soignants contaminés par la tuberculose dans les hôpitaux où l’air est renouvelé moins de deux fois par heure que dans les hôpitaux mieux aérés.

En plein air, le vent peut transporter des particules infectieuses sur plusieurs kilomètres sans qu’elles se dispersent. Leur concentration est alors suffisante pour qu’elles déclenchent des maladies (ex : légionelles dans le Pas-de-Calais, grippe du cheval en Australie).

La climatisation favorise-t-elle la propagation des maladies contagieuses ?

On imagine souvent que les systèmes de climatisation utilisant de l’air recyclé sont susceptibles de favoriser la propagation des maladies contagieuses car elles transportent d’une pièce à l’autre de l’air contaminé.

Il est difficile de démontrer qu’un tel risque existe car il faudrait que plusieurs personnes desservies par la même climatisation soient infectées simultanément et qu’on puisse exclure qu’elles aient été contaminées autrement (par exemple dans l’ascenseur ou à la cantine).

Il est cependant peu probable que la climatisation propage des particules infectieuses. Si c’était le cas, elle propagerait aussi les autres particules de même taille comme par exemple la fumée de cigarette. En d’autres termes, l’odeur de cigarette envahirait toutes les pièces desservie par la même climatisation.

Ouvrir les fenêtres est-elle une solution efficace contre la pollution de l’air intérieur ?

Oui. Il faut trois minutes pour que l’air se renouvelle lorsqu’on fait des courants d’air, environ vingt minutes en l’absence de courants d’air et de deux à dix heures lorsque les portes et les fenêtres sont fermées (il y a toujours des fuites). N.B. ces chiffres sont des ordres de grandeurs, ils varient en fonction du bâtiment et de la vitesse du vent à l’extérieur.

La ventilation mécanique a généralement une efficacité deux à trois fois plus faible que l’aération sans courants d’air.

L’efficacité d’une aération naturelle est souvent sous-estimée. Pourtant, une personne tuberculeuse risque quatre fois plus de contaminer une autre personne dans une petite chambre d’hôpital dotée d’une ventilation mécanique fonctionnant correctement que dans une grande salle où la circulation de l’air est due aux courants d’air.

Peut-on concilier renouvellement de l’air et économies de chauffage ?

La meilleure façon de concilier renouvellement de l’air et économie de chauffage est d’installer un dispositif où l’air sortant cède sa chaleur à l’air entrant. C’est la ventilation mécanique à double flux. Elle permet une
économie de chauffage d’environ 30 % par rapport à la ventilation mécanique simple flux, où l’air extrait ne réchauffe pas l’air entrant. Ce résultat n’est obtenu qu’avec une très bonne étanchéité des parois pour que l’air ne pénètre que par le système de ventilation.

Les systèmes régulant la quantité d’air extrait en fonction du taux de pollution (en pratique, le taux d’humidité)
permettent une économie d’environ 20 %. En général, ils n’assurent pas un renouvellement suffisant de l’air. La ventilation naturelle (des conduits d’évacuation sans ventilateur) consomme entre 15 et 20 % d’énergie en plus que la ventilation mécanique simple flux.

Le passage des particules dans le corps

Lorsqu’on respire que deviennent les particules présentes dans l’air ?

La plupart des particules qui font plus de 1 µm ou moins de 0,05 µm se déposent dans les voies respiratoires. En revanche, les particules qui font entre 0,1 µm et 0,6 µm ont une faible probabilité de se déposer.

Les particules de plus de 1 µm (ex : les bactéries) se déposent principalement dans la région extra-thoracique
(nez, bouche, larynx). C’est aussi le cas des particules d’environ 1 nm.

Les nanoparticules de 10 à 100 nm (ex : les virus) pénètrent jusqu’aux alvéoles, là où se font les échanges gazeux avec le sang.

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Pourcentage des particules déposées par rapport à celles qui sont inhalées chez un homme respirant majoritairement par le nez (ligne continue) ou par la bouche (pointillés) ([22] p. 28). La région extra-thoracique va du nez et de la bouche jusqu’au larynx. La région trachéo-bronchique va de la trachée jusqu’aux bronchioles terminales. La région alvéolaire est l’endroit où se font les échanges gazeux. Total : pourcentage total des particules déposées dans les voies respiratoires.

Cette figure correspond à la situation moyenne chez des personnes en bonne santé. Les dépôts sont beaucoup plus importants chez les personnes souffrant d’asthme ou de bronchite chronique.

Comment les particules sont-elles éliminées après s’être déposées dans les poumons ?

On connaît mal les mécanismes d’élimination des particules qui se déposent dans les poumons. En première approximation, on considère que :

• les particules solubles sont dissoutes et absorbées.

• les particules insolubles qui se sont déposées dans la région trachéo-bronchique sont mises en mouvement par les cils des cellules qui tapissent la surface des bronches et repoussées dans le tube digestif (99 % des particules sont éliminées au bout de 48 heures). Une couche de mucus facilite le transport jusqu’au tube digestif.

• les particules insolubles qui se sont déposées dans les alvéoles sont phagocytées puis éliminées. Les nanoparticules fibreuses qui sont trop longues pour être phagocytées forment des points d’inflammation chronique (ex : amiante, grands nanotubes de carbone).

Qu’arrive-t-il lorsqu’on inhale des microbes ?

En fonction de leur taille, les microbes pénètrent plus ou moins profondément dans les voies respiratoires : les bactéries dépassent rarement le pharynx alors que les virus atteignent les bronches. Ils sont généralement éliminés comme n’importe quelle particule de même taille.

Pour que les virus (ex : grippe, rhume, laryngite) déclenchent une infection, il faut qu’ils pénètrent dans les cellules qui tapissent les voies respiratoires et qu’ils s’y multiplient beaucoup. La pénétration dans les cellules est basée sur une complémentarité des molécules qui sont à la surface du virus et celles qui sont à la surface de la cellule. Une fois que le virus a pénétré dans la cellule, sa multiplication dépend à son tour d’une complémentarité entre molécules virales et molécules de la cellule. Lorsque les deux étapes sont efficaces, les cellules produisent une très grande quantité de virus qui vont propager l’infection après avoir été relâchés dans les voies respiratoires.

Certaines des bactéries qui infectent les voies respiratoires suivent à peu près le même scénario (ex : agent de la légionellose). D’autres par contre prolifèrent sur l’abondante couche de mucus et de cellules mortes provoquée par une infection virale (ex : surinfection après une grippe).

Les particules peuvent-elles passer des voies respiratoires au reste du corps ?

Oui. Certaines nanoparticules qui se déposent sur la muqueuse nasale peuvent passer dans le nerf olfactif et de là au cerveau. C’est le cas par exemple du virus de la poliomyélite et des particules métalliques d’une dizaine de nanomètres.

Les nanoparticules peuvent aussi passer dans le sang au niveau des alvéoles pulmonaires. Dans certains cas, ce sont les composés chimiques présents dans la particule qui pénètrent après avoir été dissous et pas la particule elle-même.

Certains microbes pénètrent par les voies respiratoires et passent ensuite dans le reste du corps (ex : virus de la rougeole). Lorsque plusieurs voies d’infection sont possibles, la voie respiratoire est celle qui nécessite le moins de particules infectieuses pour déclencher la maladie.

Les particules peuvent-elles passer des voies digestives au reste du corps ?

La question a été très peu étudiée. En général, on ne sait pas si les particules passent directement dans le sang ou si les composés présents dans les particules passent dans le sang après avoir été dissous. Toutefois, des expériences suggèrent que certaines particules peuvent passer dans le sang au cours de leur transit dans le tube digestif.

D’un point de vue pratique, il reste que la pollution se disperse dans l’air en fonction de la taille des particules et que les produits nocifs présents dans les particules peuvent passer dans le sang s’ils sont solubles.

Les particules traversent-elles la peau ?

Les particules faisant plus d’un micromètre restent à la surface de la peau. Il semble en revanche que certaines nanoparticules pénètrent sous la peau, leur passage étant facilité par les flexions cutanées.

Toutefois, la réponse est un peu théorique car les expériences sont réalisées sur une peau saine et en bon état. N’importe quelle particule peut pénétrer sous la peau lorsque celle-ci est abîmée. C’est d’ailleurs ainsi que se déclenchent les infections cutanées (une bactérie est une particule d’environ un micromètre).

Les effets de la pollution de l’air sur la santé

Danger ou risque, de quoi parle-t-on ?

Le risque est une notion qui tient compte de la nocivité du produit (son danger) et de la probabilité d’être exposé. Danger et risque ne sont pas synonymes : le lion est un animal dangereux alors qu’il présente un risque quasi-nul dans un zoo.
La toxicologie détermine le danger que présente une substance. Elle repose sur des expériences en laboratoire. Il est beaucoup plus difficile d’évaluer l’exposition à une substance dangereuse. Dans la mesure du possible, l’évaluation est réalisée dans trois cas : (1) les personnes directement exposées à la source de pollution (ce sont généralement des personnes travaillant au contact de la substance nocive) ; (2) les personnes qui sont à proximité mais qui ne sont pas directement exposées ; (3) les personnes soumises à la concentration habituelle (qualifiée parfois de « normale ») de polluant. On connaît mieux l’exposition sur le lieu de travail que l’exposition « normale ».

Pour les effets à long terme, le critère pertinent est l’accumulation de polluants dans le corps. Cette accumulation dépend de la concentration moyenne du polluant et du temps pendant lequel les personnes sont exposées.

Quelle est l’influence de l’humidité sur la qualité de l’air dans les locaux ?

Une température de 18 à 22° C et une humidité relative de 40 à 70 % assurent de bonnes conditions de confort. Les conditions optimales pour la conservation des objets (musées, bibliothèques) sont 18° C et 55 % d’humidité relative (16° C et 40 % d’humidité relative pour les photographies et les microfilms).

Au-delà de 70 % d’humidité relative, on assiste à une prolifération rapide des moisissures et des acariens. Les moisissures produisent des polluants qui se retrouvent en suspension dans l’air (spores, fragments de mycélium, composés organiques volatils).

Un air trop sec (de 20 à 30 % d’humidité relative) provoque une irritation de la peau et des muqueuses (ex : picotement des yeux, rhinites, sinusites, toux irritative). L’air intérieur est souvent trop sec en hiver car l’air extérieur contient très peu de vapeur d’eau. Par exemple, un air extérieur à 3° C et 70 % d’humidité relative contient quatre grammes d’eau par mètre-cube. Lorsque cet air pénètre dans des locaux, sa température s’élève à 23° C mais il ne contient toujours que quatre grammes d’eau par mètre-cube. L’humidité relative est alors de 20 %. Pour atteindre 50 %, il faut vaporiser en plus six grammes d’eau par mètre-cube et par heure (une personne évapore 30 grammes d’eau par heure en hiver et 60 grammes en été).

Sauf cas particuliers, les systèmes de climatisation ne contrôlent pas l’humidité de l’air.

N.B. on parle plus souvent d’humidité relative que d’humidité absolue bien que cette dernière ait plus de sens d’un point de vue biologique ou physique. La différence importe peu ici car la température est à peu près constante. Par contre, l’humidité absolue maximale décroît très vite lorsque la température diminue.

Comment détermine-t-on la nocivité des polluants présents dans l’air ?

On détermine la nocivité des polluants par des expériences en laboratoire et en suivant l’état de santé de la population. Les deux approches ne donnent pas nécessairement le même résultat.

La nocivité est déterminée en laboratoire en utilisant des doses suffisamment importantes pour déclencher un effet visible en un temps court. Dans le cas de la pollution de l’air, la nocivité est estimée en mesurant l’activation des mécanismes moléculaires qui sont à l’origine de l’inflammation des voies respiratoires.

Cependant, les études en laboratoire ne permettent pas de déterminer la gravité de la maladie lorsque celle-ci n’apparaît que longtemps après l’inflammation. Par exemple, il s’écoule de quinze à vingt ans entre le moment où l’amiante provoque une inflammation chronique de la plèvre et l’apparition d’un cancer.

Le suivi de l’état de santé des populations apporte une information complémentaire. Il permet d’explorer les liens possibles entre la pollution de l’air et telle ou telle maladie. En revanche, en procédant de la sorte, il est difficile de mesurer le rôle d’un polluant particulier car il y a dans l’air des centaines de produits potentiellement nocifs.

Les spécialistes privilégient les polluants faciles à mesurer et ayant un lien fort avec la santé de la population, même si ce lien est indirect. C’est le cas par exemple de l’ozone. On observe une augmentation de la mortalité lorsque la concentration d’ozone est élevée. Mais (1) la synthèse d’ozone va de pair avec la production d’autres polluants (ex : oxydes d’azote, nanoparticules) ; (2) elle est concomitante des pics de chaleur et ceux-ci provoquent des problèmes de santé chez les personnes fragiles.

Quels sont les effets de la pollution de l’air sur la santé ?

On distingue les effets à long terme et les effets à court terme.

Pour le long terme, toutes les études sont d’accord sur un point : l’état de santé de la population se dégrade lorsque la pollution de l’air augmente. Plus précisément, la concentration de particules en suspension dans l’air est corrélée à la fréquence des maladies chroniques dans la population (ex : cancer du poumon, maladies cardiovasculaires, asthme).

Les pics de pollution urbaine sont associés à une augmentation des hospitalisations et des décès chez les personnes fragiles (ex : enfants, personnes âgées, patients atteints d’une maladie cardiaque ou respiratoire). On parle alors d’effet à court terme. Il est difficile de dire si le pic de pollution ne fait que précipiter un évènement qui se serait produit peu de temps après car la réponse dépend du laps de temps considéré.

De quoi dépend la nocivité des particules ?

La nocivité des particules dépend de leur taille et de leur composition chimique.

Pour une composition chimique donnée, l’inflammation pulmonaire déclenchée par l’inhalation de particules est fonction de la surface des particules et pas de leur volume. Plus précisément, l’effet nocif est proportionnel à la dose de polluant lorsque celle-ci est mesurée par le rapport entre la surface des particules et la surface des cellules exposées.

La nocivité des particules dépend aussi de leur composition chimique. La fraction carbonée (noir de carbone et composés organiques) est probablement la plus nocive mais les données actuelles ne permettent pas de faire un lien avec des composés spécifiques. Les spécialistes soupçonnent aussi les métaux présents dans les particules, mais il y a trop peu d’études pour conclure. Les spécialistes ne savent pas si les polluants acides (nitrates, sulfates) ont un effet direct ou indirect, via par exemple la solubilisation de métaux.

Les observations ci-dessus valent pour les particules émises par le trafic routier et le chauffage. On ne sait pas si les particules produites lorsqu’on fait la cuisine ont un effet nocif sur la santé.

Par ailleurs, le système qui élimine les particules dans les poumons devient inefficace si la concentration de particules est excessive (il est surchargé). On constate alors que des particules habituellement sans effet sur la santé déclenchent une inflammation pulmonaire chronique.

Est-ce que les nanoparticules utilisées dans l’industrie présentent un danger ?

D’une façon générale, les nanoparticules utilisées dans l’industrie n’ont pas fait l’objet d’études spécifiques afin de déterminer leur toxicité.

On utilise les résultats des études réalisées avec des particules plus grosses ayant la même composition chimique en considérant que les nanoparticules sont probablement plus dangereuses. Par exemple, la British Standards Institution augmente la toxicité du produit de 50 % pour les nanoparticules insolubles et la double pour les nanoparticules solubles. Ceci n’est qu’une première approximation qui doit être modulée en fonction de la forme des nanoparticules et du traitement chimique qu’elles ont subi.

Les nanomatériaux fibreux (ex : grands nanotubes de carbone) présentent probablement le même type de danger que l’amiante.

Quelles sont les spécificités de la pollution d’origine biologique ?

L’air transmet des maladies non-infectieuses (ex : allergie, asthme) et des maladies infectieuses virales (ex : grippe, gastro-entérites virales) ou bactériennes (ex : tuberculose, légionellose). Les polluants d’origine biologique se caractérisent par une forte nocivité à faible dose (une dizaine de bactéries ou de particules virales peuvent suffire à déclencher une maladie). Une autre spécificité est la diminution de la virulence au cours du temps à une vitesse qui dépend des conditions ambiantes (ex : température, humidité) et de l’organisme considéré.

En revanche, les polluants d’origine biologique se comportent comme n’importe quelles particules de même taille pour ce qui est des paramètres physiques (ex : dispersion dans l’air, temps pendant lequel les particules restent en suspension).

On désigne sous le nom de bioaérosol les polluants d’origine biologique en suspension dans l’air (ex : débris organiques, microbes, pollens). La pollution par les bioaérosols est généralement plus forte à l’intérieur des locaux qu’en plein air.

Quelle est l’origine des agents pathogènes présents dans l’air ?

Les problèmes de santé sont dus aux particules infectieuses en suspension dans l’air (virus, bactéries, moisissures) et aux particules organiques qui déclenchent des problèmes respiratoires (ex : débris allergènes).

Les bioaérosols infectieux proviennent principalement des voies respiratoires (respiration, toux, éternuement), des vomissements et de la nébulisation d’eaux contaminées (ex : légionellose due à la climatisation).
Le nombre et la taille des particules émises par les voies respiratoires varient beaucoup d’une personne à l’autre. Les gastro-entérites virales peuvent se transmettre par les bioaérosols générés lors du vomissement ou lorsqu’on tire la chasse d’eau aux toilettes. En effet, il se produit alors une nébulisation des eaux usées qui provoque la dispersion des bactéries et des virus fécaux dans l’air ambiant.

De nombreux systèmes présents dans la vie de tous les jours sont susceptibles de mettre en suspension des gouttelettes d’eau contaminées (ex : humidificateurs, douches, bains à remous). Il en résulte le plus souvent des problèmes respiratoires non infectieux (ex : fièvre des humidificateurs, allergie, rhume, bronchite chronique, asthme). Le risque de légionellose augmente si le système vaporise de l’eau qui stagne entre 25 et 40° C ou que les tuyaux sont entartrés (ex : climatiseur).

Quels problèmes de santé peuvent apparaître lorsqu’on remue la poussière ?

Remuer la poussière remet en suspension les particules qui s’étaient déposées au cours du temps. L’aérosol peut atteindre alors une concentration élevée de polluants. Le problème se pose surtout pour les bioaérosols car la poussière ralentit l’inactivation des particules d’origine biologique (ex : le virus de la grippe reste infectieux quelques jours dans la poussière). Le problème n’est pas propre aux agents infectieux, il se pose aussi pour les agents allergènes (ex : poils de chat, déchets d’acariens).

A l’extérieur, la poussière remise en suspension par le vent ou par des engins (ex : tondeuse à gazon, soufflage de feuilles mortes, machines agricoles) contient des bactéries et des virus qui peuvent infecter les voies respiratoires des hommes et des animaux (ex : tularémie, fièvres hémorragiques).

A l’intérieur des locaux, la contamination se produit lorsque des agents infectieux qui s’étaient déposés sur le sol et les parois sont remis en suspension en faisant le ménage. Par exemple, il y a dix fois plus de bactéries dans l’air au moment où on passe l’aspirateur (la mesure a été faite dans une pièce très propre – un bloc opératoire).

Les bioaérosols produits par la remise en suspension de la poussière présentent un risque particulier pour les personnes travaillant dans la collecte et le traitement des déchets. Il existe une maladie pulmonaire associée spécifiquement à la production de compost.

La protection des personnes contre la pollution de l’air à l’intérieur des locaux

Surveille-t-on la qualité de l’air chez les particuliers ?

Non. En France, la loi ne prévoit pas le suivi de la qualité de l’air chez les particuliers (maisons individuelles et parties privatives des immeubles). Toutefois, un état de présence ou d’absence d’amiante doit être annexé aux promesses et actes de vente.

Dans la province du Hainaut (Belgique), un médecin peut demander à un service public (le Laboratoire d’études et de prévention des pollutions intérieures – LPI) de réaliser une analyse au domicile d’un patient à des fins d’aide au diagnostic médical. L’intervention est gratuite. En plus de l’analyse proprement dire, le LPI propose des aménagements qui permettront au patient de réduire les pollutions intérieures et d’améliorer sa santé.

Comment éviter les problèmes de santé dus aux acariens et autres allergènes naturels ?

Les acariens prolifèrent dans les endroits tièdes et humides, dans la poussière et sur les moisissures. Les allergies ne sont pas dues aux acariens eux-mêmes, mais à leur déjection ou aux débris d’acariens morts qui se retrouvent en suspension dans l’air lorsqu’on remue la poussière.

La seule façon de prévenir les risques d’allergies dues aux acariens est de limiter leur prolifération en aérant et en évitant autant que possible de leur laisser des endroits favorables (moquette, tâches de moisi, terreau). Les produits qui tuent les acariens ne résolvent pas le problème car ce sont les débris d’acariens morts qui déclenchent les réactions allergiques.

Les moisissures peuvent provoquer des allergies chez les personnes sensibles et même de graves infections respiratoires chez les personnes immunodéprimées. Les moisissures se développent aux endroits où l’eau se condense sur les murs. Aérer fait baisser l’humidité mais ne résout pas entièrement le problème. Il faut aussi supprimer les remontées d’humidité par les murs et les points de condensation dus aux surfaces froides provoquées par un défaut d’isolation thermique.

Les systèmes de ventilation fonctionnent-ils correctement ?

Rarement. Peu de contrôles ou vérifications sont aujourd’hui effectués sur les installations de ventilation, et le peu qui est réalisé révèle d’importants défauts (conception, réalisation, maintenance). Les débits d’air sont presque systématiquement insuffisants.

Il ne faut pas perdre de vue qu’un système de ventilation est calculé dans l’hypothèse où les parois sont étanches et que le déplacement de l’air d’une pièce à l’autre ne se fait que par le vide qui est en bas des portes.

Il faut aussi que le système de ventilation soit entretenu régulièrement. Pour les particuliers, il est préconisé de nettoyer les bouches d’extraction des pièces de service une fois par trimestre et les filtres une fois par an. En plus, un spécialiste doit assurer un entretien complet tous les trois ans et mesurer le débit d’air neuf.

Quelles sont les maladies dues à la qualité de l’air des bureaux ?

L’air des bureaux propage des maladies infectieuses (ex : rhume, grippe, tuberculose), des maladies dues à la contamination des humidificateurs par des micro-organismes (ex : légionellose, pneumonie d’hypersensibilité, fièvre des humidificateurs), des allergies dues à la poussière et des irritations dues à la fibre de verre des faux- plafond ou à la fumée de cigarette.

En dehors de ces maladies bien identifiées, la mauvaise qualité de l’air dans les bureaux provoque le syndrome des bâtiments malsains. Il est caractérisé par la fatigue, des nausées, une difficulté à se concentrer et une irritation des voies respiratoires. Le syndrome du bâtiment malsain est dû à un renouvellement insuffisant de l’air et à une humidité relative trop faible. Il touche 30 % des bâtiments récents.

La qualité de l’air est-elle surveillée dans les établissements recevant du public ?

La réglementation générale sur les établissements recevant du public porte presqu’exclusivement sur la prévention des risques d’incendie et de panique. La qualité de l’air n’est encadrée que dans le cas de l’amiante.

La loi impose de rechercher la présence d’amiante dans les flocages, calorifugeages et faux plafonds. Les propriétaires sont tenus de désamianter ou de confiner les matériaux contenant de l’amiante lorsqu’il y a plus de cinq fibres d’amiante par litre d’air.

N.B. les établissements recevant du public sont des bâtiments ou enceintes accueillant des personnes en plus des employés (ex : supermarchés, hôtels, écoles, salles de spectacles, stades).

Comment prévenir une contamination accidentelle ou intentionnelle de l’air dans les bâtiments ?

Une contamination de l’air peut survenir accidentellement suite à un accident industriel ou routier. Le bâtiment se trouve environné d’air fortement pollué pendant un temps court et le contaminant diffuse dans le bâtiment par toutes les ouvertures, les prises d’air et les défauts d’étanchéité. L’air intérieur peut aussi être contaminé intentionnellement en introduisant un produit toxique dans le réseau de distribution de l’air depuis l’extérieur (ex : prise d’air) ou l’intérieur (ex : air recyclé).

Il est important de pouvoir bloquer instantanément la circulation de l’air d’une pièce à l’autre dans le bâtiment. Malgré tout, il est difficile d’agir efficacement une fois que le produit toxique a pénétré car il est diffusé par le système de ventilation en quelques minutes, même dans le cas où le renouvellement complet de l’air demande plus d’une heure.

Les mesures préventives diffèrent selon l’origine de la contamination. Dans le cas du passage d’un nuage
toxique, il faut être sûr de l’étanchéité des parois, notamment au niveau des fenêtres. Pour prévenir l’introduction intentionnelle de toxiques, il faut que l’accès direct au réseau de distribution de l’air soit rendu très difficile (ex : protection des prises d’air extérieures, accès contrôlé à la centrale de traitement d’air, bouches de reprise d’air cachées dans le faux-plafond).

La qualité de l’air sur le lieu de travail est-elle encadrée par la loi ?

Oui. La loi distingue les locaux où la pollution n’est due qu’à la présence humaine et les locaux où il y a en plus des émissions de polluants (locaux à pollution spécifique).

Les locaux à pollution non-spécifique peuvent être aérés en laissant les fenêtres ouvertes ou avec un système de ventilation mécanique. Le volume horaire minimal d’air neuf dépend du nombre de personnes et de leur activité. Dans les locaux à pollution spécifique, il faut en plus que la ventilation soit suffisante pour que la concentration de polluants ne dépasse pas les valeurs réglementaires.

La protection des travailleurs repose sur le captage des polluants au plus près possible de la source par un système d’aspiration. S’il est impossible d’éliminer les polluants par le système de ventilation, des équipements de protection individuelle doivent être fournis aux salariés. Le chef d’établissement doit prendre les mesures nécessaires pour que ces équipements soient effectivement utilisés.

Le système de ventilation doit être contrôlé au moins une fois par an (notamment : débit d’air neuf, efficacité des filtres). Il faut au moins deux contrôles par an lorsque l’air des locaux à pollution spécifique est recyclé.

Existe-t-il des maladies professionnelles liées à la pollution de l’air ?

Oui. Une part importante des maladies professionnelles est en relation directe avec la pollution de l’air. Il s’agit de cancers, de pathologies broncho-pulmonaires et pleurales, d’intoxications aigües et de pathologies gastro- intestinales ou cutanées. Les secteurs industriels les plus concernés sont l’industrie minière, le bâtiment et les travaux publics, la fonderie et la sidérurgie, l’industrie textile, le milieu céréalier (ouvriers des silos), la production laitière et l’élevage des porcs.

Conformément à la loi de 25 octobre 1919, une maladie est reconnue professionnelle si elle figure sur l’un des tableaux annexés au code de la Sécurité sociale. Ces tableaux créés et modifiés par décret (il en existe actuellement 114) comportent la liste des symptômes ou lésions que doit présenter le malade, les délais de prise en charge et la liste des travaux susceptibles de provoquer l’affection en cause.

Toute affection répondant aux conditions médicales, professionnelles et administratives répertoriées est présumée d’origine professionnelle sans qu’il soit nécessaire dans établir la preuve. Depuis 1993 une procédure complémentaire a été mise en place. Elle permet la reconnaissance des maladies professionnelles non inscrites dans un tableau ou ne présentant pas la totalité des conditions requises. Dans ce cas la présomption d’origine tombe et le lien direct avec l’activité professionnelle doit être prouvé.

Comment mesurer l’exposition aux nanoparticules sur le lieu de travail ?

Pour estimer l’exposition des travailleurs aux particules, il faut au préalable identifier et localiser les sources de contamination et avoir une bonne connaissance des mouvements de l’air sur le lieu de travail. Ceci nécessite une campagne de mesures dans les conditions réelles d’activité (pour tenir compte par exemple des courants d’air provoqués par l’ouverture des portes). Une fois que l’on connaît la répartition et la concentration des particules, on calcule l’exposition des travailleurs en tenant compte du temps qu’ils passent dans chaque zone.

La campagne de mesures doit être assez longue pour estimer la variabilité au cours du temps de la composition et de la concentration des particules. En effet, les émissions sont généralement fugitives et instables.

Les nanomatériaux présentent-ils des risques particuliers pour les travailleurs ?

Les nanomatériaux sont constitués de nanoparticules et ce sont ces dernières qui posent potentiellement problème. Les risques pour les travailleurs sont de deux types : (1) le risque lié à la nature des nanoparticules constituant les nanomatériaux ; (2) le risque que les nanoparticules soient libérées accidentellement à des concentrations élevées dans l’air suite à un incident sur le lieu de travail (ex : renversement accidentel d’un récipient).

Le premier exemple de très graves problèmes respiratoires associés à un dysfonctionnement de la protection du poste de travail vient de Chine. Suite à la panne du système de ventilation, plusieurs ouvrières ont été exposées à de fortes concentrations de nanoparticules pendant plusieurs mois. Sept ont été hospitalisées et deux sont mortes.

Il n’est pas totalement démontré que les nanoparticules sont seules responsables de la maladie des ouvrières chinoises. Il est cependant raisonnable de prendre les mêmes précautions pour les nanoparticules que pour les produits chimiques dangereux. Il faut tenir compte en plus de la très longue persistance des aérosols de nanoparticules dans les locaux.

Le principe de précaution ne concerne à proprement parler que les pouvoirs publics. Pourtant, il a une influence indirecte sur les obligations de sécurité et les responsabilités civiles qui pèsent sur les personnes privées (employeurs, producteurs, vendeurs, etc.). Sa prise en compte dans l’élaboration des bonnes pratiques permet d’anticiper l’évolution de la réglementation.

La protection contre la pollution de l’air dans les établissements scolaires et les hôpitaux

La qualité de l’air est-elle surveillée dans les établissements scolaires et les hôpitaux ?

Les établissements d’enseignement et les hôpitaux sont soumis à la réglementation générale sur l’amiante. C’est-à-dire qu’il faut désamianter ou de confiner les matériaux contenant de l’amiante lorsqu’il y a plus de cinq fibres d’amiante par litre d’air.

Ils sont en plus soumis à une réglementation spécifique sur le radon. Les autorités locales doivent faire procéder à un dépistage du radon dans les départements où la concentration de radon est généralement élevée (ceci est dû à la nature du sol). Cette réglementation concerne les établissements d’enseignement, les établissements sanitaires et sociaux, les établissements thermaux et les établissements pénitentiaires.

Les responsables des établissements de santé, des établissements thermaux et des établissements hébergeant des personnes âgées doivent aussi prendre de mesures pour prévenir les risques de légionellose. Toutefois, bien que cette maladie soit transmise par bioaérosol, la réglementation ne porte pas sur la qualité de l’air mais sur la surveillance du réseau d’eau car c’est là que prolifèrent les légionelles.

Comment a-t-on déterminé les valeurs à ne pas dépasser pour le radon ?

Le radon est un gaz qui résulte de la transformation de l’uranium présent dans le sol. Il se transforme à son tour en particules radioactives qui se déposent dans les alvéoles pulmonaires. Ces particules (et donc, indirectement, le radon) sont la seconde cause de cancers du poumon, après le tabac. Le nombre de cancers du poumon augmente de 20 % lorsque l’exposition annuelle augmente de 100 Bq/m3.

Il n’y a pas de concentration en dessous de laquelle le radon n’a pas d’effet et la solution raisonnable est de diminuer le plus possible l’exposition.

Il y a cependant des limites dues à la nature du sol. Par exemple, la concentration annuelle moyenne de radon dans l’habitat est de 20 Bq/m3 au Royaume-Uni, de 63 Bq/m3 en France et de 140 Bq/m3 en République tchèque. A ces moyennes nationales se superpose une grande variabilité régionale. Ainsi, la concentration annuelle moyenne va de 22 Bq/m3 à Paris à 264 Bq/m3 en Lozère.

Comme les mesures pour diminuer la concentration de radon dans les locaux ont un coût, la plupart des pays ont choisi de s’occuper en priorité des cas où la concentration dépasse 400 Bq/m3 (soit 2 % des logements en France et 7 % en Suisse).

Que se passe-t-il lorsque la concentration de radon dépasse les valeurs tolérées ?

Si la concentration en radon dans les locaux dépasse en moyenne dans l’année 400 Bq/m3, le propriétaire doit prendre des mesures simples. Si celles-ci ne suffisent pas pour passer en dessous de 400 Bq/m3, le propriétaire doit entreprendre des travaux pour ramener la concentration de radon à un niveau aussi bas que possible. Le propriétaire doit agir sans délai si la concentration dépasse 1 000 Bq/m3.

On peut réduire la concentration de radon en améliorant la ventilation dans les locaux et en l’empêchant de s’infiltrer (ex : étanchéité des sous-sols et des planchers, ventilation des vides sanitaires).

L’expérience montre que les mesures prises pour diminuer la concentration de radon ne suffisent pas toujours à rassurer le public, même si les mesures ont été efficaces. Par exemple, les pouvoirs publics ont dû fermer une école à Nogent-sur-Marne sous la pression de la population bien que les travaux aient permis de ramener la concentration de radon à 50 Bq/m3 (avant les travaux, elle dépassait 400 Bq/m3 en moyenne dans l’année avec des pics à plus de 1 000 Bq/m3). Pour mémoire, environ 10 % des établissements scolaires de Franche-Comté présentent des teneurs en radon supérieures à 400 Bq/m3 et 3 % à 1 000 Bq/m3. La différence aux yeux de l’opinion publique est qu’en Franche-Comté les émissions sont dues à la géologie particulière de cette région alors qu’à Nogent-sur-Marne, le radon est émis par des déchets industriels.

L’architecture hospitalière est-elle conçue pour éviter les contaminations par l’air ?

Les modes de prévention des risques d’infection dus aux bioaérosols ont changé au cours des siècles. Actuellement, l’architecture ne joue pas un rôle déterminant dans la fréquence des maladies infectieuses contractées lors d’un séjour à l’hôpital. Elles sont dues principalement à la contamination du matériel de soin.

De la fin du XVIIIe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle, l’architecture hospitalière était conçue pour assurer une forte ventilation naturelle car la prévention de la contagion était au cœur des préoccupations.

Depuis, l’amélioration de l’hygiène et les antibiotiques ont fait reculer les risques de contagion. La priorité est donnée à la rationalisation du fonctionnement et des coûts. Ceci a conduit à la conception de l’hôpital bloc où la ventilation est entièrement assurée par une centrale de traitement de l’air.

Quel est le taux minimal de renouvellement de l’air dans un hôpital ?

Le taux de brassage, c’est-à-dire le nombre de fois par heure où l’air est complètement renouvelé, varie selon l’utilisation des locaux. Il est compris entre 6 (vestibules, aires communes, chambres) et 25 (salles de chirurgie, salles d’accouchement). Il est de 12 dans les salles où il y a un risque particulier de contagion (ex : salle d’attente des urgences, salle d’attente de radiologie).

En règle générale, le système de ventilation évacue l’air directement à l’extérieur. Une climatisation en circuit partiellement fermé n’est envisageable que si l’air passe par des filtres à haute efficacité.

Les salles de traitement par des produits radioactifs posent un problème particulier car elles nécessitent un fort renouvellement de l’air (taux de brassage de 15 dans une salle de curiethérapie) alors qu’il faut éviter le rejet de produits radioactifs à l’extérieur.

N.B. le terme technique pour le renouvellement de l’air est taux de brassage. Le taux de brassage est le nombre de fois par heure où le volume d’air de l’enceinte est soufflé. C’est aussi le rapport du débit volume horaire soufflé sur le volume de l’enceinte. Le terme équivalent dans la littérature anglo-saxonne est ACH (air changes/hour). La réglementation française impose le plus souvent le débit d’air neuf par heure en m3 pour un occupant.

La protection des personnes contre la pollution de l’air à l’extérieur

Quelles sont les origines des particules présentes dans l’air à l’extérieur ?

Les particules de quelques micromètres proviennent en partie de l’érosion et de l’aérosol marin. Même dans un point aussi éloigné de la mer que Paris, les particules faisant entre 2,5 µm et 10 µm sont composées pour moitié de matériaux d’origine naturelle (sable, sel de mer).

En ville, la combustion est probablement la principale source de particules moins de 0,5 µm. On les retrouve dans les gaz d’échappement et dans la fumée des chauffages. L’usure due aux frottements est une autre source importante de nanoparticules (ex : usure des moteurs et des pneus – l’usure des freins génère des particules plus grosses, environ 1 µm).

Il ne faut pas non plus négliger les particules émises directement par les habitants : une personne émet un million de particules de plus de 0,3 µm à la minute (ex : usure des vêtements, desquamation de la peau, gouttelettes émises lors de la respiration). A titre d’exemple, on estime que dans une ville comme Paris, l’usure des chaussures génère 1,5 tonne de particules par jour et l’usure des pneus 8 tonnes.

Le métro cumule la pollution urbaine ordinaire (l’air du métro est pris au niveau de la rue) et celles issues des sources spécifiques (ex : particules émises lors du freinage, particules émises par les voyageurs, érosion du ballast et des rails).

A quoi correspondent les informations sur la qualité de l’air extérieur ?

La mesure de la qualité de l’air extérieur a deux buts : (1) évaluer la pollution générale à laquelle la population est soumise jour et nuit quelle que soit son activité au cours de la journée ; (2) évaluer le risque maximal d’exposition du public à proximité du trafic routier.

Le mode de calcul de la qualité de l’air est fixé par la loi. La pollution générale est mesurée par la qualité de l’air ambiant loin de toute source de pollution. La pollution produite par le trafic routier est mesurée sur le trottoir, à deux ou trois mètres des pots d’échappement. Elle est environ deux fois plus faible que la pollution mesurée à l’intérieur des voitures.

Dans les deux cas, on mesure : (1) le dioxyde de soufre (qui reflète la pollution d’origine industrielle) ; (2) le poids de particules de taille inférieure à 10 µm (elles proviennent de l’activité industrielle, des transports et du chauffage) ; (3) le dioxyde d’azote (lié aux transports, à la combustion et au chauffage) ; (4) l’ozone (polluant secondaire dû principalement aux transports et à l’utilisation des solvants et des hydrocarbures). Pour la pollution due au trafic routier on mesure en plus l’oxyde de carbone et des composés résultant de la combustion incomplète des carburants.

Comment mesurer les particules en suspension dans l’air ambiant ?

Il n’existe pas une méthode unique faisant référence pour mesurer les particules. Le choix de la méthode dépend des objectifs : fait-on la mesure en laboratoire ou sur le terrain ? veut-on mesurer la masse, le nombre ou la surface ?

Seules les mesures de la masse et du nombre sont faciles à réaliser. La mesure de la masse est la plus ancienne et permet un suivi historique de l’état de la pollution. Elle a l’inconvénient de donner plus d’importance aux particules les plus grosses. La mesure du nombre de particules est, quant à elle, biaisée par la prédominance des nanoparticules faisant une dizaine de nanomètres.

Il n’existe pas de méthodes standards pour la mesure de la surface, de la taille ou de la forme des particules.

De combien faut-il s’éloigner des routes pour éviter la pollution automobile ?

L’expérience montre qu’à 500 m d’une route à grande circulation, la pollution de l’air a retrouvé son niveau normal. Les barrières antibruit protègent efficacement contre la pollution due à la circulation automobile car elles repoussent l’air pollué en altitude. Les nanoparticules ont le temps de s’agréger en particules de quelques centaines de nanomètres et de se diluer dans l’air avant de revenir au sol.

Des particules de quelques nanomètres se forment à partir des oxydes de soufre contenus dans les gaz d’échappement. Elles sont riches en polluants acides et en composés organiques. Il se forme aussi des particules de noir de carbone de 20 à 200 nm qui résultent d’une combustion incomplète. Les nanoparticules s’agrègent lorsqu’elles se dispersent dans l’air. Leur nombre diminue de moitié lorsque l’éloignement de la route passe de 30 m à 100 m et il rejoint le niveau normal à 300 m. Les oxydes d’azote se propagent un peu plus loin.

La production de nanoparticules augmente lors des démarrages à froid ou des accélérations. Les particules de noir de carbone sont dix fois moins nombreuses lorsque le véhicule est équipé d’un filtre à particules.

N.B. le changement de taille des particules ne supprime pas la pollution, mais il influe sur sa répartition et sur ses effets sur la santé.

Quels sont les modes de transports urbains où l’on est le plus exposé à la pollution ?

A Paris, la voiture et l’autobus sont les modes de déplacement où l’on est le plus exposé à la pollution et la marche à pied celui où on est le moins exposé. La pollution est intermédiaire lorsqu’on se déplace en vélo et en métro aérien (ou en tram). Le métro souterrain se caractérise par une très forte pollution par les particules.

Il suffit de s’éloigner de trois mètres de la chaussée pour que la pollution soit deux fois plus basse que dans les voitures.

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La pollution est estimée par la concentration de particules de moins de 2,5 µm et par un indicateur rendant compte de la concentration d’oxydes d’azote (NOx) et de composés organiques volatiles (COV). Le point le plus à droite correspond à l’exposition dans une voiture sur le boulevard périphérique. Le point en haut à gauche à l’exposition dans la partie souterraine du RER. Les deux points en bas à gauche à des piétons se promenant dans Paris.

Ce sont les personnes qui se déplacent en voiture sur le boulevard périphérique qui sont les plus exposées à la pollution. Ceci vient probablement de ce que la prise d’air d’une voiture est au niveau du pot d’échappement de la voiture qui la précède et que les voitures sont très proches sur le périphérique.

Les émissions atmosphériques des entreprises sont-elles réglementées ?

Les émissions de polluants dans l’atmosphère sont réglementées pour les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Les exploitants des plus grosses ICPE, celles soumises à autorisation, sont tenus de remettre aux pouvoirs publics un rapport annuel sur les quantités de polluants émises.

N.B. Une ICPE est une installation qui peut présenter des dangers ou des inconvénients pour : (1) la commodité du voisinage, (2) la santé, la sécurité, la salubrité publiques, (3) l’agriculture, (4) la protection de la nature et de l’environnement, (5) la conservation des sites et monuments. En Ile-de-France les plus grosses ICPE (3 000) sont soumises à autorisation alors que 16 000 sont soumises à une simple déclaration car elles ne présentent pas de gros dangers (ex : les pressings sont des ICPE car ils utilisent des solvants).

Quels sont les risques de contamination par les légionelles dus aux tours de réfrigération ?

Les systèmes de refroidissement fonctionnant par pulvérisation de l’eau dans l’air (ex : tours aéroréfrigérantes des centrales électriques, climatisation des locaux de grande taille) sont susceptibles de disperser des légionelles dans l’atmosphère. La distance de contamination atteint typiquement plusieurs centaines de mètres. On a observé des contaminations à plusieurs kilomètres sous l’effet du vent (cas groupés de légionellose dans le Pas-de- Calais).

Les systèmes de refroidissement fonctionnant par pulvérisation de l’eau dans l’air sont des ICPE soumises à autorisation.

Quel est le rôle des aérosols dans la pollution par les dioxines ?

Les dioxines sont des polluants qui se forment lors d’une combustion. Les molécules se fixent sur les particules présentes dans la fumée et se dispersent ainsi dans l’atmosphère puis se déposent sur les plantes. Les dioxines entrent dans la chaîne alimentaire humaine lorsque les plantes sont mangées par le bétail. Les dioxines s’accumulent dans les graisses et se retrouvent ensuite dans la viande et les produits laitiers que nous mangeons.

Les dioxines ont un effet nocif sur la reproduction et le développement et elles sont cancérigènes.

Plus d’un tiers des émissions de dioxines sont dues aux particuliers (ex : chauffage et cuisson au bois, feu à l’air libre pour brûler des déchets).

La qualité de l’air s’est-elle améliorée en ville ?

Oui. On observe une très forte baisse de la pollution d’origine industrielle et une diminution de la pollution due au trafic automobile.

La très forte baisse de la pollution d’origine industrielle observée depuis une cinquantaine d’année s’est traduite par la réapparition des lichens dans le centre des villes.

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La pollution industrielle est caractérisée par les émissions d’oxydes de soufre. Elle a très fortement diminuée ces cinquante dernières années. La pollution due au trafic est caractérisée par les émissions d’oxydes d’azote. Elle a diminuée de 30 % au cours de ces quinze dernières années ([88]).

L’évolution de la pollution automobile varie selon les polluants. Le plomb a quasiment disparu depuis qu’il est interdit d’en ajouter dans les carburants. La concentration de monoxyde de carbone (CO) a baissé de 65 % en dix ans (l’émission de CO des véhicules fait l’objet de contrôles techniques réguliers et obligatoires). En revanche, les émissions d’oxydes d’azote n’ont diminué que de 30 % au cours de ces quinze dernières années.

Quels sont les responsabilités et le rôle des pouvoirs publics en matière de qualité de l’air ?

La qualité de l’air est une compétence de l’Etat. Elle est exercée par les collectivités territoriales au travers d’un dispositif de surveillance et de protection.

Les Plans régionaux pour la qualité de l’air fixent les objectifs de qualité et les grandes orientations en termes de prévention et de réduction de la pollution atmosphérique. Ils sont élaborés par les préfets. Ces derniers doivent également élaborer les Plans de protection de l’atmosphère pour les agglomérations de plus de 250 000 habitants. C’est la procédure qui permet, en cas de dépassement, de ramener la concentration en polluants à un niveau inférieur aux seuils légaux.

Les pouvoirs publics peuvent agir en restreignant ou en suspendant les activités polluantes. Ils peuvent aussi prescrire des limitations à la circulation des véhicules conformément au Plan de déplacement urbain.

C’est au préfet, titulaire d’un pouvoir de police spécial (lutte contre la pollution de l’air), qu’il incombe de prendre les mesures d’urgence en cas de pollution atmosphérique.

Mais le maire dispose également d’un pouvoir de police général (salubrité publique) sur le territoire de sa commune. Il peut à ce titre « prévenir et faire cesser les pollutions de toute nature » et prendre, en cas de péril imminent ou d’urgence, « les mesures de sûreté exigées par les circonstances ».

N.B. les Installations classées pour la protection de l’environnement sont exclusivement sous contrôle préfectoral.

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[88] Site de AIRPARIF. http://www.airparif.asso.fr/

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[90] Le Laboratoire d’études et de prévention des Pollutions Intérieures. Province du Hainaut. http://www.hainaut.be/sante/hvs/template/template.asp?page=lpi&navcont=16,0,0&branch=6

[91] Page d’accueil de Hygiène – Sécurité – Conditions de Travail en Collectivité Territoriale. http://hsct2.free.fr/

[92] Amiante. Chambre de commerce et d’industrie de Paris. http://www.environnement.ccip.fr/Thematique/Sante-Securite/Amiante

[93] La création d’une ICPE – Installation Classée pour la Protection de l’environnement. Chambre de
commerce et d’industrie de Paris. http://www.environnement.ccip.fr/Thematique/ICPE-et-Sites-et-sols/Creation- d-une-ICPE/Definition-et-nomenclature-ICPE/Qu-est-ce-qu-une-ICPE

[94] Entreprises : comment réduire vos émissions atmosphériques ? Chambre de commerce et d’industrie de Paris. http://www.environnement.ccip.fr/Thematique/Air/Entreprises-comment-reduire-vos-emissions- atmospheriques

[95] La légionellose. Chambre de commerce et d’industrie de Paris. http://www.environnement.ccip.fr/Thematique/Sante-Securite/Legionellose

[96] Le radon, un gaz radioactif présent dans l’habitat. Directions régionale et départementales des affaires sanitaires et sociales de Franche-Comté. http://www.franche-comte.sante.gouv.fr/sante/sante-environnement/le- radon-un-gaz-radioactif-present-dans-l.html

[97] Bâtiment / Bâtiment - enveloppe et composants / Ventilation - perméabilité / Principes généraux. ADEME. http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=15882

[98] Tableau des maladies professionnelles, guide d’accès et commentaires. INRS. http://inrsmp.konosphere.com/cgi-bin/mppage.pl ?

[99] L’architecture hospitalière. Histoire et Patrimoine des hôpitaux de l’Assistance Publique - Hôpitaux de
Paris. http://www.aphp.fr/site/histoire/architecture.htm

[100] Code de l’environnement : Titre II : Air et atmosphère (Articles L220-1 à L220-2) [101] Code Général de Collectivité Territoriales (CGCT) (Articles L2212-2 al.5 et L2212-4)

jeudi 20 mars 2014, par HUCHERY Mélissa