Accueil > La Médiathèque > Dossiers > Les sociétés à l’épreuve du changement climatique > Le climat : un objet complexe > Geoffroy BOULTON - L’épistémologie des big data

Enregistrer au format PDF

Les sociétés à l’épreuve du changement climatique

Geoffroy BOULTON - L’épistémologie des big data

L’épistémologie des big data et leur pertinence pour la compréhension du climat

Geoffroy Boulton montre que si le phénomène des Big data pose aujourd’hui la question de l’accessibilité des données, il est aussi à l’origine de nombreux avantages. Disposer d’un volume important de données rend en effet possible non seulement l’analyse mais aussi la description des systèmes complexes –ce que ne permettent pas de faire les systèmes classiques de statistiques– à la réserve près qu’il n’est technologiquement pas encore possible de faire un lien entre la capacité à simuler la complexité et la capacité à la mesurer. Entre autres pistes de recherche rendues possible par ce déluge de données, Geoffroy Boulton s’est arrêté sur le concept d’économie naturelle aujourd’hui défendu par certains économistes. Fondée sur l’idée que le capital naturel de la terre est notre principale richesse, cette économie naturelle aurait pour objectif d’évaluer ce capital et d’en calculer le rendement annuel. Forts de ces informations, il s’agirait ensuite d’agir envers la planète comme le ferait avec son capital tout investisseur ayant un tant soit peu de bon sens, autrement dit de préserver la valeur totale du capital naturel. Dans cette perspective, ceux qui entameraient le capital par une consommation excessive seraient appelés à fournir une compensation. L’avantage d’une telle conception : en préservant le capital naturel, la question de notre redevabilité à l’égard des générations futures ne se poserait plus dans les mêmes termes. En résumé, pour Geoffroy Boulton, le changement climatique n’est pas aujourd’hui le problème central. La question à laquelle, il est selon lui urgent de se confronter est celle de l’incidence de l’action de l’homme sur la planète. Il importe donc de se préoccuper non seulement de l’atmosphère mais aussi de la biosphère. Or nous n’y parviendrons pas si nous ne parvenons pas à reconnecter sciences sociales et sciences naturelles afin qu’elles travaillent ensemble. Et de conclure : « L’ouverture est une vertu ».

Compte-rendu de l’intervention de Geoffrey BOULTON lors d’ l’université d’été 2015

PDF - 1.1 Mo
Geoffrey BOULTON - Epistémologie des big data (en anglais)

jeudi 5 novembre 2015, par HUCHERY Mélissa


Thèmes : Grands défis