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Les sociétés à l’épreuve du changement climatique

Présentation de l’université européenne d’été 2015

Les réactions au changement climatique, les croisements des échelles de temps et d’espace, la gestion des incertitudes et des risques, les interactions entre science, société et politique représentent autant de situations qui, au-delà de la seule problématique du climat, témoignent de transformations de la société.

IHEST : Annonce Université Eté 2015 from VideoScopie Production on Vimeo.

La question du changement climatique a évolué au cours des dernières années d’une problématique de recherche fondamentale prise en charge à l’origine par des communautés diverses, vers un défi aux multiples facettes. Le changement climatique est devenu un objet hybride et diffus, de plus en plus difficile à définir, à expliquer, et qui pose pour l’action de nombreux défis. Le changement climatique, qui a suscité l’émergence d’une nouvelle discipline, la climatologie, mobilise un très large spectre de disciplines. Il interroge en profondeur nos modèles économiques et sociaux de référence et interpelle donc l’ensemble du monde politique.

Pour un dialogue innovant sur le changement climatique

HambourgDe fait l’originalité de cette question se trouve autant dans la découverte d’un nouveau champ d’exploration scientifique que dans la prise de conscience des limites du monde et de l’impact grandissant de toutes les formes d’activité humaine.
La complexité de cette évolution interroge à de multiples titres. Comment peut-on saisir le changement climatique ? Dans quel temps le pense-t-on ? Comment peut-on le représenter concrètement, en parler, le faire comprendre ? A cet enjeu de connaissance s’adjoint celui d’action. Les réactions au changement climatique, les croisements des échelles de temps et d’espace, la gestion des incertitudes et des risques potentiels, les lieux et processus pour les engagements et les décisions, les interactions entre la science, la société et le politique représentent autant de situations marquées par des formes d’innovation qui témoignent d’une transformation nous projetant bien au-delà de la seule problématique du climat.

C’est pour traiter de ce double enjeu de connaissance et d’action que trois jours et demi de formation sont organisés à la veille de la Conférence scientifique internationaleOur common future under climate change et de la conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21).

En croisant les approches et les points de vue, les intervenants et les participants de l’université européenne d’été seront invités à éclairer les processus en cours, à identifier les normativités à l’œuvre, qu’elles soient scientifiques, politiques, économiques ou sociales, et à cerner la nature des controverses propres à ce défi majeur. Ils discerneront ainsi la nature des choix posés aux décideurs politiques, pris entre intérêts économiques et électoraux de court terme et enjeux écologiques et sociaux de long terme. Considérée selon l’ensemble des points de vue que les multiples acteurs expriment, la question climatique représente un modèle de relations science-société. L’université d’été s’efforcera de tirer aussi les leçons plus générales du dialogue qui s’est établi depuis plus de 20 ans sur le changement climatique.

PROGRAMME

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Programme UDT 2015

Conseil scientifique de l’université européenne d’été

Sous la présidence de Marie-Françoise CHEVALLIER-LE GUYADER

Annie COT, Paris I Panthéon Sorbonne
Raymond COINTE, Institut national de l’environnement industriel et des risques ; Mathieu DENIS, International social science council,
Denis DESPREAUX, Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture ;
Jean-Baptiste FRESSOZ, Ecole des hautes études en sciences sociales ;
Patrick GAUDRAY, Comité consultatif national d’éthique ;
Mathias GIREL, Ecole normale supérieure ;
Antoine GRASSIN, Campus France ;
Rosa ISSOLAH, Institut national agronomique d’Alger ;
Claudine HERMANN, Association “Femmes et sciences” ;
Sandra LAUGIER, Centre national de la recherche scientifique ;
Olivier LECLERC, Centre national de la recherche scientifique ;
Pascal LE MASSON, Mines Paris Tech ;
Sandrine MALJEAN-DUBOIS, Centre d’études et de recherches internationales et communautaires, Centre national de la recherche scientifique ;
Muriel MAMBRINI-DOUDET, Institut national de la recherche agronomique ;
Anne-Marie MOULIN, Centre national de la recherche scientifique ;
Hervé LE TREUT, Institut Pierre Simon Laplace (IPSL) ;
Laurent TURPIN, Agence France Nucléaire Internationale ;
Heinz WISMANN, Ecole des hautes études en sciences sociales.

jeudi 5 novembre 2015, par HUCHERY Mélissa