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Illettrisme scientifique et éducation

Philippe BRUNET : Sciences et cultures européennes : quels défis pour la jeunesse ?

Sciences et cultures européennes : quels défis pour la jeunesse ?
Intervention de Philippe Brunet, chef de cabinet d’Androulla Vassiliou, commissaire européen, Éducation, Culture, Multilinguisme et Jeunesse lors de l’ouverture officielle du cycle nationale 2010-2011. Octobre 2010. Audio

La politique européenne d’Education

En Education comme ailleurs, nous pensons que toute réforme structurelle, envisagée notamment pour relancer la croissance, doit prendre sa source au niveau européen, c’est-à-dire pouvoir créer des synergies entre Etats membres, avec encore une fois – pardonnez-moi de citer Jean Monnet – cette règle non écrite de fonctionnement au niveau européen selon laquelle : l’effet européen n’est pas la simple addition des effets des Etats membres. Dans le domaine de l’Education, il ne faut cependant pas, compte-tenu des spécificités, chercher à refaire ce qui a été déjà fait avant. Il faut développer sur la base des réussites dans les différents Etats membres – et il y en a beaucoup – une nouvelle stratégie européenne pour forger les bases de la croissance et faire face à des défis globaux dont les solutions se trouvent au niveau de l’Education. Or, dans les défis globaux, il y a évidemment des défis comme le changement climatique, le vieillissement de nos populations, la limitation des ressources financières et peut-être une certaine forme de globalisation que l’on n’avait pas prévue.
Pour sortir de la crise et répondre aux défis qui se posent aujourd’hui et qui se poseront aux générations futures, la commission a donc déterminé que l’un des meilleurs choix que l’on puisse faire maintenant était celui d’investir sur les jeunes. Que faut-il entendre par là ? Investir davantage dans leur éducation, dans leur formation et surtout augmenter la capacité à innover et à créer. Pour l’instant, nous avons un cadre : la Stratégie Europe 2020. Mais avant d’entrer dans le détail de cette stratégie, je voudrais poser le postulat que si nous voulons développer une nouvelle valeur ajoutée face à la mondialisation et aux tensions qu’elle génère dans nos sociétés, il faut rechercher systématiquement les domaines où le potentiel à innover sera le plus important et où de futurs emplois seront créés dans des secteurs leaders qui, justement, permettront d’affronter la globalisation et la concurrence au niveau mondial. J’ai dit qu’en matière d’éducation, il ne fallait pas repartir de zéro mais bâtir sur ce qui existait. C’est vrai au niveau des Etats membres, mais c’est également vrai au niveau européen. La commission européenne avec les Etats membres est ainsi déjà à l’œuvre au travers de différentes initiatives comme la jeunesse en mouvement, l’union de l’innovation et bientôt l’agenda de nouvelles compétences et emplois.

Les objectifs en matière d’éducation de la commissaire européenne Madame Vassiliou ont été, au début du mandat de cette dernière, regroupés selon 4 ordres :

  • Développer une société qui promeut l’excellence et l’innovation et ceci dès le niveau le plus bas du système éducatif.
  • Faciliter la transition entre études et premier emploi au niveau européen, en amenant, dans cette transition, un élément mobilité.
  • Renforcer la mobilité au niveau européen et en faire une partie intégrante de tout cursus de formation.
  • Affirmer nos universités et Instituts d’enseignement supérieur sur la scène internationale. Ceci est en effet un aspect de la globalisation : la concurrence se fait également aujourd’hui au niveau des systèmes éducatifs, non seulement au niveau communautaire mais aussi au niveau mondial. C’est la problématique de ce fameux classement des universités sur lequel je reviendrai plus tard car là aussi il y a beaucoup à faire tant au niveau méthodologie qu’au niveau utilisation du classement.

Une société d’excellence et d’innovation.

Il s’agit là de l’objectif principal de la nouvelle stratégie 2020 de la commission qui a remplacé la stratégie de Lisbonne. Cette stratégie accorde une place extrêmement importante à l’éducation puisque, dans ses différents jalons, deux sont directement liés à l’éducation. D’ici 2020, l’Union européenne s’est ainsi fixée comme objectif qu’au moins 40% des jeunes devront avoir un niveau universitaire ou équivalent.

Deuxième jalon : réduire à 10% le taux de décrochage scolaire. Nous savons par exemple qu’aux environs de 2020, environ 15 millions d’emplois en plus par rapport à ceux qui existent aujourd’hui requerront des compétences élevées, c’est-à-dire de niveau tertiaire. Les emplois à forte qualification représenteront alors 35% des emplois offerts contre 29% aujourd’hui. Comment, avec des modèles nouveaux, parvenir à promouvoir cette société d’excellence et d’innovation ?
Prenons un exemple qui relève du porte feuille de Madame Vassiliou : le lancement du nouvel Institut Européen de Technologie et d’Innovation – l’EIT – situé à Budapest. Qu’y a-t-il de nouveau dans cet Institut de Technologie et d’Innovation ? Si je devais retenir une caractéristique, je dirais que la nouveauté tient avant tout dans sa gouvernance. L’EIT est, au niveau européen, un projet tout à fait nouveau qui vise à intégrer trois acteurs majeurs de l’innovation : les entreprises, les universités et les centres de recherche, avec un système de gouvernance qui permette à ces trois acteurs d’interagir en synergie. Pour lancer l’EIT et prouver que le modèle était non seulement viable mais également de nature à remplir les objectifs
qui lui étaient assignés, il fallait mettre en place une phase pilote. Dans cette phase pilote, trois communautés ont été choisies : une première communauté rassemblant des acteurs (universités, entreprises, centres de recherche) dans le domaine de l’énergie durable ; une autre dans le domaine des technologies de l’information et une troisième dans le changement climatique. De nombreux partenaires français se sont engagés, parmi lesquels Areva, Schneider Electric, Total, EDF, Orange, Alcatel, Thalès, ParisTech, l’INSA, l’Institut Polytechnique de Grenoble, ou encore le CEA et les CNRS. La nouveauté de l’EIT réside donc dans le fait de proposer un système original de gouvernance et d’intégrer, à travers un réseau de renom en Europe, une dimension éducative directement liée au secteur des entreprises. Avec ce projet, nous repensons donc non seulement l’éducation mais aussi l’interaction entre l’éducation et le monde de l’entreprise. Ces trois communautés n’ont évidemment d’autre alternative que de réussir. Sur la base de la connaissance pratique que l’on aura acquise dans le cadre du développement de ces communautés, il faut donc penser au futur. C’est pour cela que, dans le cadre du mandat de l’EIT, nous demanderons de développer un agenda stratégique pour l’innovation qui devra être prêt au mois de juin 2011. Ce dernier devra viser, sur la base d’une analyse pragmatique de ses quelques années d’existence, la création d’autres communautés et l’élargissement de son champ d’activité tout en, si besoin est, réformant ou améliorant son système de gouvernance.

La transition entre les études et le premier emploi

Aujourd’hui, en pleine crise, tout le monde s’accorde sur le fait que l’un des enjeux majeurs en Europe concerne l’emploi des jeunes, dans la mesure où le taux de chômage de ces derniers atteint plus de 20% dans certains pays. Il est en effet parfois très difficile de trouver un premier emploi à la sortie des études. Il est également difficile d’aménager la transition entre les instituts d’enseignement supérieur et le monde de l’entreprise pour améliorer la recherche de ce premier emploi. C’est pour cela qu’au niveau structurel nous avons quelques projets que je souhaiterais brièvement évoquer devant vous.

. L’EIT est une déclinaison achevée d’un modèle qui pourrait être transposé au niveau d’autres universités et d’autres entreprises. Nous souhaitons ainsi développer un cadre général pour permettre la création d’un partenariat d’alliance de la connaissance entre les universités et les entreprises. Le but de ce partenariat serait de définir, d’anticiper et d’identifier les futures compétences dont les entreprises auront besoin.

. Deuxième idée : renforcer le placement en entreprise, notamment au travers de programmes comme Erasmus. L’idée est ici de soutenir les propositions de stages ouvertes par les entreprises et éventuellement d’introduire l’idée d’une formation à travers ce système dans des secteurs clés bien particuliers.

. Troisième idée : la création de doctorats industriels, c’est-à-dire la mise en place d’un système grâce auquel des thèses pourraient par exemple être réalisée directement au sein des entreprises en partenariat avec une université afin d’assurer une recherche plus appliquée et d’augmenter ainsi l’employabilité des doctorants.

. Quatrième idée : promouvoir la mise en place d’un passeport européen des compétences afin de
fournir aux étudiants un document indicatif des compétences qu’ils ont acquises au cours de leurs
formations formelles et informelles dans les 27 pays.

Nous croyons aussi qu’il faut entreprendre, avec les Etats membres, une réorientation majeure de la formation vers de nouvelles filières d’avenir et ce, à l’échelon européen. En 2015, on estime par exemple, qu’en Europe, 200 000 emplois liés aux nouvelles technologies de l’information ne pourront être pourvus faute de compétences adéquate. C’est d’ailleurs là tout le dilemme : voir le chômage atteindre des niveaux préoccupants dans certains Etats membres alors que la demande pour certains emplois qualifiés dans ces mêmes Etats membres ne peut être satisfaite. Notre idée est donc de référencer les nouveaux métiers ou les nouveaux emplois, ainsi que les nouvelles filières de connaissance, dans le but de développer de véritables pôles éducatifs répondant aux besoins et aux défis de ces nouvelles matières à l’échelon européen. Autrement dit : disposer d’une cartographie européenne de ces nouvelles filières. Pourquoi européenne ? Tout d’abord, parce que la diversité des Etats membres ne permettra sûrement pas de créer, dans chacun des Etats membres, des pôles éducatifs de haut niveau et compétitifs sur le plan global. Par ailleurs, parce que certains Etats membres ont déjà, dans certains secteurs, des pôles éducatifs extrêmement avancés qu’il suffirait de développer pour arriver à créer ces pôles éducatifs d’excellence dans les nouvelles filières. Nous voyons donc là, au niveau européen, un élément de complémentarité extrêmement important.
Lorsque nous parlons de ces nouveaux emplois, on nous demande très souvent de préciser ce à quoi nous pensons. Je parlais des technologies de l’information, je ne vais pas y revenir, mais je pourrais citer les emplois dits « verts », c’est-à-dire l’ensemble des emplois qui vont être générés par la réponse au défi climatique.
Et, encore une fois, ces emplois ne sont pas nécessairement des emplois de niveau universitaire. Dans l’un des nombreux textes récemment paru sur le défi climatique se trouvait une partie liée à l’immobilier, et notamment sur la nécessité de repenser certaines règles communément appliquées dans le domaine de la construction de manière à adapter ces dernière au changement climatique en cours et à la course à l’économie du carbone. Est-on sûr d’avoir des techniciens ou des architectes pour appliquer ces nouvelles technologies ? La réponse est non. Nous sommes sûrs du contraire : nous n’avons ni les techniciens, ni les architectes. Autre exemple. Vous avez tous constaté l’émergence récente de l’engouement pour les voitures électriques. Le commissaire responsable du secteur automobile y a vu une vraisemblable filière d’avenir. Mais qu’en est-il de la maintenance de ces voitures ? Dans certains pays, lorsque vous achetez une voiture électrique, vous ne trouvez personne pour l’entretenir. Comment pouvons-nous donc accompagner l’émergence de ces nouveaux emplois ? Avec la création d’une filière d’éducation permettant à ces nouvelles technologies de passer du stade prototype au stade normal et consumériste.
Nous réfléchissons également à la mise en place d’un programme européen spécifique sur le modèle d’Erasmus qui permettrait à un élève souhaitant suivre une formation dans une de ces filières d’avenir n’existant pas dans son pays d’obtenir une aide à la mobilité afin de pouvoir suivre sa formation à l’étranger si nécessaire, en assurant en retour la validité du diplôme acquis dans l’ensemble de l’UE. Il est évident aussi que ces filières d’avenir supposent un corps enseignant qui puisse prendre la mesure du changement.

La mobilité

Dans ces matières, la mobilité fera partie intégrante du cursus de formation. Un sondage sur l’impact de la mobilité sur l’employabilité a récemment montré que 40% des employeurs sont convaincus qu’une période d’apprentissage à l’étranger est un réel avantage sur un CV. La mobilité enrichit en effet l’individu, élargit son horizon, lui permet d’améliorer ses connaissances linguistiques et de se former à l’étranger dans une matière spécifique pour laquelle l’enseignement n’existe pas dans son pays. La mobilité doit donc devenir la règle et non pas l’exception. Permettez-moi de vous parler d’un autre programme très important : le programme Marie Curie qui est une sorte d’Erasmus appliqué aux chercheurs de haut niveau. Si Erasmus était très populaire en France, il me semble cependant que l’on peut faire beaucoup mieux. En 2008-2009, 200 000 jeunes de l’enseignement supérieur bénéficièrent d’une bourse Erasmus, ce qui constitua un record depuis le lancement de ce programme en 87. En France, ce sont plus de 28 000 étudiants français qui ont bénéficié des bourses Erasmus, et 24 000 étudiants étrangers qui sont venus se former en France. En chiffre absolu, il est évident que cela semble une réussite. Cela étant, rapporté au niveau global des étudiants en Europe, les étudiants bénéficiant d’une bourse Erasmus ne représentent que 4% des étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur. Autre facteur limitant : le montant de la bourse qui s’élève à 200 euros par mois, ce qui reste très insuffisant pour couvrir les coûts dans des pays d’appel qui, en général, présentent un niveau de vie plus élevé. Même si au niveau local ou national d’autres bourses peuvent soutenir cette mobilité, nous pensons néanmoins qu’il faudrait aller plus loin. Or, compte tenu des contraintes budgétaires, nous ne pouvons pas augmenter la bourse Erasmus. Nous devons donc trouver des solutions pour en finir avec la fracture sociale que l’on observe dans le cadre des étudiants Erasmus. De fait, quand une bourse n’est pas suffisante pour couvrir les coûts, il faut soit avoir recours à de l’argent familial soit avoir recours à de l’argent public par le biais de bourses peu nombreuses. On s’est ainsi progressivement aperçu que les bourses Erasmus n’étaient réellement efficaces que dans les milieux déjà extrêmement favorisés, ce qui va à l’encontre de l’un des objectifs du programme, à savoir promouvoir la mobilité des étudiants qui sans Erasmus n’auraient pu partir.
Nous sommes donc en train d’envisager la mise en place d’un système de prêts européens à la mobilité, en nous appuyant sur des partenaires tels que la Banque Européenne d’Investissement. S’il voit le jour, ce système permettrait d’offrir la possibilité à un maximum de jeunes étudiants – et parmi eux les plus défavorisés – de faire l’expérience d’une année d’étude dans un autre Etat, grâce à des prêts particuliers consentis par des organismes bancaires de leur pays mais garantis par la Banque Européenne d’Investissement.
Dans un cadre tel que celui que je viens d’évoquer, le phénomène de levier de l’argent communautaire reste extrêmement important. Si mes souvenirs sont exacts, ce levier serait d’un facteur 10, ce qui signifie qu’avec 10 milliards conférés par la Banque Européenne d’Investissement on pourrait consentir jusqu’à 50 milliards de prêts à des taux préférentiels. Dernier point concernant cet objectif de la mobilité : la commission cherche également à mettre en place une nouvelle carte jeunesse en mouvement qui permettrait aux jeunes d’acquérir un certain nombre d’avantages, notamment administratifs, lorsqu’ils font le choix de se former dans d’autres Etats membres.

L’attractivité internationale

L’attractivité internationale de nos secteurs éducatifs est extrêmement importante. Dans le cadre du programme Marie Curie permettant à des chercheurs européens de bénéficier d’un système d’échange comme Erasmus, nous avons 4,7 milliards d’euros alloués sur 7 ans. En 2011, 8500 chercheurs seront financés. Permettant à des chercheurs européens de bénéficier de certaines connaissances et de découvrir certains établissements en dehors d’Europe, ce programme présente par ailleurs l’avantage de contribuer à rapatrier des chercheurs qui ont été se former dans des pays étrangers, notamment aux Etats-Unis, et qui, sans ça, ne serait peut-être pas revenus.
Nous souhaiterions également mettre en place un nouveau classement multi critères et multi dimensionnel des universités. Chacun connaît les classements de Shanghai et du Times. Ces derniers portent en général sur des critères peu nombreux comme par exemple celui des résultats de recherche. Or, à notre sens, les universités remplissent d’autres missions – comme la qualité de l’enseignement, la préparation à la vie active ou l’innovation portée par l’université – qui ne sont jamais pris en compte. Le problème de ces classements réside dans le fait que leurs résultats ont un impact que l’on ne peut nier sans être taxé d’agir ainsi parce que l’on ne figure pas dans les 20 premiers. C’est pourquoi nous envisageons de proposer aux Etats membres une nouvelle règle de classement sur des critères plus européens que les critères Shanghai et plus larges que ceux du Times. Derrière la dimension purement technique de ce classement se cache évidemment une dimension politique très importante. Or tout nouveau classement risque d’entraîner une redistribution du rang des universités, ce qui n’est pas nécessairement souhaité dans tous les Etats membres.

Dernier point : parmi les défis européens que l’on oublie souvent, le défi linguistique apparaît majeur à l’heure actuelle. Il n’est plus possible en effet de faire une carrière si l’on ne maîtrise pas plusieurs langues, et pas uniquement l’anglais. Nous vivons dans un monde globalisé, concurrentiel, où le vendeur doit parler la langue de l’acheteur. Cela, les chinois l’ont très bien compris. Permettez-moi une anecdote : aucun pays membre ne permet aujourd’hui dans ses enseignements publics de se former aux 23 langues de l’Union européenne. Le seul endroit où cela est aujourd’hui possible est la Chine. Ce défi linguistique n’a donc pas pour seul enjeu la mobilité. Il porte également en lui-même un aspect réussite social, un aspect éducation, un aspect culture, un aspect ouverture d’esprit, et surtout un aspect politique. C’est pourquoi il nous faut absolument intégrer cet outil de formation linguistique dans les systèmes d’éducation. Si nous ne le faisons pas, d’autres le feront à notre place.
Par ailleurs, il va sans dire que, pour l’idéal européen, il est toujours préférable de comprendre la langue de l’autre. Je terminerai par une anecdote qui illustre la problématique quelquefois perverse de ce défi linguistique. Madame Vassiliou est aussi responsable des services d’interprétation de la commission européenne. Qu’y a-t-elle découvert ? Qu’il y a une langue dans laquelle nous n’arrivons plus à recruter des traducteurs : l’anglais. Pourquoi ? Parce que la règle de base est que vous ne pouvez traduire que vers votre langue maternelle. Or les anglais ont tellement vécu dans un monde où tout le monde parlait leur langue, qu’ils n’apprennent plus les langues étrangères. Il est ainsi aujourd’hui quasiment impossible de trouver un anglais qui passe les concours de la commission pour devenir traducteur d’une langue x vers l’anglais.

mardi 10 décembre 2013, par HUCHERY Mélissa


Mots clés : Education