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Clôture du cycle 2007 - 2008

Message de Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale

Lu par Tanneguy Larzul, recteur de l’académie d’Amiens

Message lu par Tanneguy Larzul, recteur de l’académie d’Amiens, au cours de la séance de clôture du cycle national 2007-2008 et l’IHEST au Palais d’Iéna, siège du Conseil économique et social.

Monsieur le Président,
Madame la Directrice,
Mesdames et Messieurs les auditeurs,
Monsieur le Ministre de l’Education nationale m’a chargé de vous dire en premier lieu, et avant toute chose, qu’il aurait vivement souhaité être présent parmi vous ce matin pour la séance de clôture des travaux de la 2ème promotion de l’Institut des Hautes Etudes pour la Science et la Technologie.

Malheureusement, les contraintes de son emploi du temps ne lui en ont pas laissé le loisir. En son absence, il a souhaité que je puisse être son interprète, et qu’à cette occasion, je puisse vous transmettre d’abord son salut chaleureux à tous et en particulier à vous Monsieur le Président, Madame la Directrice, et à vous Madame Mégie, ainsi que son message :

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Bertrand Collomb et Tanneguy Larzul
©IHEST/Ph Couette

« L’Institut des Hautes Etudes pour la Science et la Technologie a été fondé par décret en mars 2007, dans le prolongement de la loi de programme d’avril 2006 et du pacte pour la recherche, alors même que sa première promotion suivait déjà depuis la fin 2006 un premier cycle de formation constitué de conférences, de débats, de visites et de voyages d’études.

Les auditeurs de l’Institut, venus de tous les horizons, ont vocation au terme de leur formation, à transmettre et à diffuser la culture scientifique et technique au sein de leur environnement professionnel. De la sorte, ils participent activement au débat sur les enjeux éthiques de la recherche contemporaine et de son impact sur la société.

Deux ans après sa mise en place et un an après sa naissance officielle, l’IHEST est aujourd’hui une institution solide.

L’Institut progressivement trouve sa place et ses marques, et il se tourne résolument vers l’avenir. Il est animé par une équipe de pionniers soudée, dynamique et ambitieuse.

L’Institut, a il est vrai, la double chance d’une part, d’être administré par un conseil de très haut niveau, présidé par Bertrand Collomb, membre de l’Institut, et d’autre part d’être dirigé par Marie-Françoise Chevallier-Le Guyader, dont tout le monde connaît le brillant parcours, la générosité et l’enthousiasme.

J’ai la conviction profonde que l’IHEST a désormais en France un rôle majeur à jouer : de réflexion, d’animation intellectuelle et de débat. En effet, il n’est pas envisageable d’ignorer plus longtemps les inquiétudes que l’opinion ressent face aux évolutions récentes de la science et aux applications technologiques qui en découlent.

Qu’il s’agisse des OGM, du développement d’une société de l’information, des usages des nouvelles technologies, du nucléaire ou de l’ensemble des problématiques environnementales et de bien d’autres sujets, l’actualité chaque jour nous renvoie à la nécessité de la diffusion très large d’une culture scientifique raisonnée, éclairée, et accessible au plus grand nombre

De ce point de vue, nul doute que l’IHEST peut contribuer à retisser un lien de confiance solide et durable entre nos concitoyens et le monde savant. Par là-même, je suis convaincu que l’IHEST peut aussi concourir à la définition de réponses adaptées à une difficulté, qui concerne très directement le monde de l’éducation et de la formation, et auquel notre pays est depuis trop longtemps confronté. Ce problème est celui de la désaffection des jeunes pour les formations scientifiques supérieures. Cette question est d’autant plus cruciale que, dans un contexte mondialisé, vous le savez mieux que quiconque, le dynamisme d’un pays se mesure aussi à la qualité et à la vigueur de sa recherche scientifique. Et il importe que ce rayonnement du monde scientifique trouve des vecteurs de diffusion aussi nombreux que possibles.

Le lien entre l’Education nationale et l’IHEST est aujourd’hui affirmé, et à cet égard, je n’oublie pas que l’Education nationale est l’une des institutions de tutelle de l’IHEST. Je souhaite évidemment que ce lien puisse s’amplifier à l’avenir, en particulier grâce à un accès plus large des cadres de l’Education nationale aux formations de l’Institut.

Après la promotion Pierre-Gille de Gennes, il est à présent temps de souhaiter bon vent à la promotion Gérard Mégie.

Je vous remercie ! »

vendredi 20 juin 2008, par Olivier Dargouge