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Promotion Christiane Desroches-Noblecourt 2012

Résidus des produits pharmaceutiques dans l’eau

Cycle national 2011-2012

Les premiers effets de la présence de résidus médicamenteux dans l’eau ont été constatés en 1976 (changement de sexe de poissons). La prise de conscience de conséquences environnementales et sanitaires potentielles a démarré dans les années 1990 (publication d’un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), pour devenir plus sensible durant les années 2000 en Europe. Les premières campagnes de mesure sont mises en place en France en 2006, confirmant ainsi la présence de diverses molécules (antibiotiques, anti-inflammatoires, antidépresseurs, anticancéreux…) dans l’eau potable et dans les eaux de surface, toutefois à des doses très faibles (de l’ordre de quelques dizaines de nanogrammes par litre). Après quelques années de maturation, un Plan national sur les résidus médicamenteux a été lancé en mai 2011 conjointement par les ministères de la Santé et de l’Environnement. Nous avons souhaité connaître la situation réelle : quels sont les acteurs, quelle est la situation réglementaire et la volonté politique ?
Nous avons écouté ces acteurs, avons confrontés leurs points de vue, analysé leurs arguments et nous sommes étonnés de certains points particuliers.

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Résidus des produits pharmaceutiques dans l’eau
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Les rapports d’étonnement des ateliers sont le résultat d’un travail de réflexion des auditeurs au cours de sept demi-journées en atelier, sur des sujets d’étude proposés par l’IHEST.

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Les travaux et réflexions des auditeurs s’appuient sur des données provenant d’exposés, d’échanges et de visites qui ont lieu à l’occasion des différentes sessions de l’année ; de rencontres avec des experts invités lors des séances en atelier et de l’exploitation d’une large bibliographie sur le sujet proposé.

Les objectifs des ateliers sont, autour de l’étude d’une situation d’incertitude scientifique et/ou de controverse, d’analyser la complexité des enjeux et la prise en compte de la démarche scientifique, d’explorer le jeu des acteurs, l’évolution des modes de gouvernance, en particulier la place des débats, et d’analyser la nature de l’information en jeu dans ces processus.

Le nombre limité de séances ne permet pas d’appréhender et d’approfondir l’ensemble des problématiques, scientifiques, économiques et sociales liées aux sujets proposés. Les travaux des groupes d’auditeurs sont néanmoins riches de questions, d’étonnements et même de propositions de changement.

Au-delà du contenu des rapports, les ateliers fournissent l’occasion d’un apprentissage collectif et de réflexions pluridisciplinaires qui sont au centre de l’approche pédagogique de l’IHEST. En croisant leurs regards de non-spécialistes provenant d’horizons multiples, les auditeurs construisent une intelligence collective qui leur permet ensuite d’aborder l’écriture en commun d’un rapport d’étonnement.

Ces ateliers constituent une expérience enrichissante pour les auditeurs en termes d’acquisition de connaissances nouvelles, mais surtout de méthodologie de travail en groupe et d’adaptation à la dynamique, aux compétences et à la sensibilité des uns et des autres.

Marie-Françoise Chevallier-le Guyader

Directrice de l’IHEST

lundi 15 octobre 2012, par Olivier Dargouge