Accueil > La Médiathèque > Collections > Rapports d’étonnement > Les serious games

Enregistrer au format PDF

Promotion Benoît Mandelbrot 2011

Les serious games

Les serious games

Rapport d’étonnement de l’atelier Seious games

Cycle national de formation 2010-2011 de l’IHEST

Promotion Benoît Mandelbrot

PDF - 1 Mo
Les serious games
télécharger le rapport (pdf)

Le jeu est un système réclamant de l’adresse ou faisant intervenir le hasard, libre, choisi et consenti, dont l’issue est incertaine mais dont le déroulement est soumis à des règles invariables. C’est une activité improductive qui se situe dans un monde virtuel.
Les jeux sérieux, Serious Games (SG), immergent le(s) joueur(s), acteur de son (leur) propre rôle, dans un système complexe et simulé qui masque derrière le jeu « réel » une finalité productive ou utilitaire (apprentissage, éducation, expérimentation, entrainement, concertation, création, sensibilisation, propagande….).
Des jeux sérieux existaient sur différents supports avant de recourir à l’électronique ou à la vidéo : jeux de négociation, jeux de rôle, jeux coopératifs pour aider à la prise de décision par un collectif.
La nouveauté, c’est la convergence entre ce type de jeu et l’émergence du multimédia puis de l’internet. Ajouté à la stagnation du marché du jeu vidéo la pression de l’offre, relevant d’une démarche de marketing (légitimation par le côté sérieux), a rencontré l’intérêt de différents publics, dont les formateurs et les enseignants.
Le SG exploite un moteur qui utilise des données, la manière dont se joue le jeu et ses objectifs ( le « gameplay »), pour monter le dispositif de formation qui comporte une dimension plus ou moins ludique. Le « gameplay » met en scène des éléments de connaissance et c’est l’apprenant qui crée son propre chemin, pour, idéalement, se dépasser et dépasser ce qu’ont imaginé les designers.
Développés de manière empirique, les SG sont reconnus comme de nouveaux outils pour communiquer et faire s’approprier des valeurs, des savoirs et des savoir-faire, ils font désormais l’objet d’études et de publications.




« Les rapports d’étonnement des ateliers sont le résultat d’un travail de réflexion des auditeurs au cours de sept demi-journées en atelier, sur des sujets d’étude proposés par l’IHEST. »

Les travaux et réflexions des auditeurs s’appuient sur des données provenant d’exposés, d’échanges et de visites qui ont lieu à l’occasion des différentes sessions de l’année ; de rencontres avec des experts invités lors des séances en atelier et de l’exploitation d’une large bibliographie sur le sujet proposé.

Les objectifs des ateliers sont, autour de l’étude d’une situation d’incertitude scientifique et/ou de controverse, d’analyser la complexité des enjeux et la prise en compte de la démarche scientifique, d’explorer le jeu des acteurs, l’évolution des modes de gouvernance, en particulier la place des débats, et d’analyser la nature de l’information en jeu dans ces processus.

Le nombre limité de séances ne permet pas d’appréhender et d’approfondir l’ensemble des problématiques, scientifiques, économiques et sociales liées aux sujets proposés. Les travaux des groupes d’auditeurs sont néanmoins riches de questions, d’étonnements et même de propositions de changement.

Au-delà du contenu des rapports, les ateliers fournissent l’occasion d’un apprentissage collectif et de réflexions pluridisciplinaires qui sont au centre de l’approche pédagogique de l’IHEST. En croisant leurs regards de non-spécialistes provenant d’horizons multiples, les auditeurs construisent une intelligence collective qui leur permet ensuite d’aborder l’écriture en commun d’un rapport d’étonnement.

Ces ateliers constituent une expérience enrichissante pour les auditeurs en termes d’acquisition de connaissances nouvelles, mais surtout de méthodologie de travail en groupe et d’adaptation à la dynamique, aux compétences et à la sensibilité des uns et des autres. »

Marie-Françoise Chevallier-le Guyader

Directrice de l’ihest

jeudi 10 novembre 2011, par Olivier Dargouge