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Promotion Hubert Curien 2009

La sécurité de l’eau

Promotion Hubert Curien

Nos concitoyens sont confiants envers les gestionnaires de la ressource en eau. Or nous sommes vulnérables. Comment chercheurs, opérateurs et services publics coopèrent-ils pour garantir la sécurité publique ? Les crises de l’eau, d’origines terroristes ou accidentelles, se traitent-elles de la même façon ? Quelle coordination européenne ?

Membres du groupe : Pierre Dreux, Pascale Gramain, Christian Guyard, Rosa Issolah, Olivier Marsal,
Michel Naud, Philippe Parizot-Clericot, Denis Priou, François Sillion, Marie-Cécile Sutour, Christian Vanneste

Animatrice : Gucki Riva, Centre fédéral d’information pour la sécurité biologique, Berlin, Allemagne

Résumé

L’eau est indispensable à la vie. L’urbanisation, l’évolution des connaissances et des possibilités techniques, les politiques d’aménagements ont façonné dans nos pays développés le système d’adduction d’eau. Chaque foyer dispose d’une eau de qualité potable, en quantité toujours suffisante.
La confiance dans la qualité de l’eau distribuée est-elle aussi largement répartie qu’on nous le dit ? L’importance de la consommation d’eau en bouteilles semble moduler cette confiance. Nos concitoyens douteraient-ils de la qualité de la distribution d’eau ?

Les acteurs du système sont les collectivités, les sociétés privées et mixtes, les municipalités qui exploitent les réseaux, mais aussi la puissance publique sur les aspects sanitaires de l’eau, les normes de potabilité. Celles-ci sont définies au niveau européen (directives), voire mondial (OMS) en relation avec l’échelon national (transposition directive, mesures plus contraignantes). Quelle est la légitimité de la fixation d’une concentration limite de potabilité sur telle ou telle substance ?

Pour faire de la qualité encore faut-il disposer de ressources suffisantes. D’où les questions sur la situation des réserves, leur qualité et leur abondance. Des inquiétudes se font jour. Les évolutions climatiques conduiront-elles à des situations de pénurie ou d’excès perturbateurs ?

La chaine de distribution d’eau potable, du “puits“ au robinet, comme tout réseau de communication, est vulnérable aux perturbations accidentelles, criminelles voire terroristes. Les différents acteurs doivent se préoccuper de cette vulnérabilité. Si une démarche systémique est utile, il faut garder à l’esprit l’aspect local du problème : un réseau de distribution est un milieu essentiellement fermé et limité géographiquement. Un problème d’eau potable à Dijon ne se répercute pas à Metz ni ailleurs en Europe !
Quelle priorité donner aux crises aigües (terrorisme) face aux inquiétudes fondées vis à vis de la montée des micropolluants ?


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Rapport d’étonnement de l’atelier Sécurité de l’eau
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jeudi 28 mai 2009, par Olivier Dargouge