Première puissance économique européenne, ancrée au cœur de la construction de l’Europe, caractérisée par l’expérience fédérale, l’Allemagne présente un fort potentiel de recherche et d’innovation, marqué par une forte présence des entreprises de taille moyenne. La société allemande, sa culture, ses traditions et sa place éminente dans les sciences et les technologies influencent fortement la construction de l’Europe de la connaissance. Le voyage d’études permettra aux auditeurs de rencontrer une riche palette d’intervenants (chercheurs, universitaires, politiques, entrepreneurs).
La première journée, à Berlin, donnera des éléments de cadrage général sur la place de l’Allemagne dans la dynamique européenne, que ce soit au niveau économique, social ou géopolitique. Dans ce cadre, les principaux axes de la collaboration franco-allemande en matière de recherche seront présentés. L’Allemagne a mené une profonde réorganisation de son système de recherche et d’enseignements supérieur : l’initiative d’ « Excellence », dont les principaux enjeux seront présentés, notamment à travers l’exemple de l’Université libre de Berlin. La politique d’innovation, les relations public-privé et le transfert seront abordés à la fois à partir de la perspective du ministère fédéral de l’éducation et de la recherche et de celle des instituts Fraunhofer, les organismes allemands dédiés à la recherche en sciences appliquées. Les enjeux et conséquences de la crise actuelle seront explorés.
Les deux journées suivantes seront consacrées à des visites de sites, permettant un approfondissement des thèmes en présence d’acteurs de premier plan. La recherche fondamentale sera abordée à partir de l’exemple de l’Institut Max Planck de biologie moléculaire, à Dresde. La spécificité du tissu industriel allemand, ses atouts pour la recherche et l’innovation, seront présentés à partir de l’exemple de la Silicon Saxony, qui sera resituée dans le contexte du développement économique de la ville de Dresde et au cœur de la dynamique de compétition internationale dans le domaine de la microélectronique. Une visite du centre Nanotechnologies de Dresde, qui est une joint venture entre l’Institut Fraunhofer, AMD et Qimonda, permettra d’approfondir ce point.
La dernière journée approfondira à la fois le domaine culturel et les enjeux de décision publique. Les aspects du paquet énergie-climat seront présentés du triple point de vue des autorités fédérales, de l’agence DENA et de la BDI (fédération allemande des industriels). Enfin, un exemple de dialogue interculturel sera fourni par l’université européenne Viadrina, réouverte après la chute du mur de Berlin, située à la frontière germano-polonaise, à Francfort sur Oder, et qui compte 30% d’étudiants étrangers provenant de 70 pays différents.